jeudi, 03 décembre 2009
Etat Libre D'Orange

J't’ai déjà dit que dans ma cambrousse, on était ravitaillés par les corbeaux coté tendances.
Pour t’illustrer la problématique, faudrait que tu voies ma banquière.
En 2006, on lui a dit que les bottes c’était sympa toute l’année. Notamment avec des jupes.
Bin depuis elle en démord plus, été comme hiver elle traîne ses pinceaux dans des vielles guêtres beigeasses… Que c’est même précisément devenu son emblème, la botte 4 saisons !
Un peu comme Francis Lalanne en somme !
Bref, le goût du jour ici, c’est pas notre fort.
Sur ces entrefaites, j’avoue que ch’uis pas non plus au comble de la pointe.
Etienne de Swardt, for example, j’aurais été bien empêchée de te dire où il sévissait…
J’connaissais vaguement ‘Oh my dog’, le sent-bon pour clébard, mais j’ignorais total que c’était ce grand nez de chez Givenchy qui l’avait imaginé…
Oui, Etienne est un nez.
Un nez illustre de surcroît !
Mais Etienne c’est aussi une tronche.
Il s’est creusé pour décoder ce qui pouvait bien dominer le monde, et comment il allait pouvoir flagorner tout ça.
Et tout d’un coup sa flammèche, elle s’est embrasée.
En moins de rien, il a décidé de mettre du cul dans ses fragrances le Diable et depuis, jamais la luxure n’a eu meilleure senteur !
Au 69 rue des Archives, (est-ce vraiment un hasard ?) se niche :
Dans le Marais, le Haut Marais (Not, the Beau Marais, for the connaisseurs!)
L’échoppe mi-librairie d’art, mi-boudoir…
Ambiance cosy et sulfureuse, lyrico-rococo ; influence nichons-bite-couilles ; incitations égrillardes et libertines, on sent tout de suite que les tabous ont été aplatis… Si tu veux une image, on est loin de « l’Air du Temps, de Nina Ricci ! »
Il a senti Etienne que dominer les odeurs c’était dominer le cœur de l’humanité, comme l’autre, là, Jean-Baptiste Grenouille, ( ou peut-être était-ce Fabergé) ; il est convaincu qu’il peut mettre le ciel à ses pieds, que oui, le monde s’agite mais que c’est lui, qui le mène…
Alors, ils a affublé ses essences de noms tapageurs, comme « Putain de Palace », (inspiré par une scène de bordel) ; « Sécrétions Magnifiques », (4 S comme dans Sang, Sueur, Sperme &Salive) ; « Eloge du Traître », (à offrir rien que pour le nom !)
Je vous en révèle un dernier…
Le fleuron, la quintessence…
J’ai nommé « Charogne » (Croyez-en l’animal, cette étreinte a le goût d’éternité !)

Oui c’est subversif, oui c’est dérangeant, mais un gaillard qui ose parfaire ton Sui generis, moi j’appelle ça un genre de Dieu !
J’ai une passion sans limite pour les odeurs en général, et pour le parfum, en particulier.
(Clic-Clic)
Article injustement non sponsorisé!

23:31 Ecrit par Pascale C dans Je suis influente! | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Tags : envoûtement d'amour, état libre d'orange, charogne stoned |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
mercredi, 02 décembre 2009
Prêchi-Prêcha

Bon, mes fennecs…
Les marronniers ne fleurissent pas qu’en automne.
J’t’le disais hier, Décembre est l’apanage des Marronniers.
Y’a qu’ça du marronnier! Que ça !
C’est simple, tout est marronniers !
Ton envie d’huitres qui soi-disant te requinque, t’anti-oxyde, l’iode dans tes naseaux, c’est du marronnier !
C’est qu’il est pas évident l’ouvrage !
Elle est là, la matière, t’as qu’à te pencher pour la recueillir, plus ils se morfondent les gens, plus, ils en redemandent !
Alors forcément, l’éditorialiste, en décembre, il fait comme tout le monde : Il branle les mouches…
Comment tu veux, être inédit, nouveau, éblouissant en décembre ?
Tant mieux, me dis-je, l’audace pourrait les amener à nous imposer Thanksgiving dans le « Bamboula Code »
Après les « Comment perdre 5kg avant la fête, « Faut-il boycotter les jouets en plastique ? », après l’agrément de Miss France, le zapping, la liste des bonnes résolutions, après les « Comment recevoir 10 personnes avec 2, 20, 200 ou 2000 € »…
Après l’horoscope, après la bûche à l’aspartam, après Les Enfoirés, après les « Faut-il porter des bottes que les Mois en R ? », après le Téléthon, la guerre au Sida…
Après les vœux de Carla, (J’ais pas pourquoi, j’ai l’impression qu’elle va nous le faire à la guitare, this year !); le pigiste, il va nous chanter quoi ?
Tu veux qu’j’te l’dise ?
Il va nous la faire à l’envers.
« Comment délester ses hanches du gras des fêtes ? »
« Comment revendre des hochets en plastique sur EBay ? »
« Comment éviter qu’un banquier ne taillade votre C.B ? »
« Comment gouverner son thème astral ? »
« Pierre Bergé est-il vraiment myopathe ? »
Et puis d’ici là, Carla ira bien nous faire une petite révérence Outre-Manche, et on matera son sac (vide) (le sac de Carla est toujours vide !), on lorgnera sur un bon vieux ‘Gala’, pendant que les mêches posent…
La TV aussi, elle me soûle grave !
Ce week-end, je vais l’éluder plus que jamais.
Je prendrai part au Téléthon.
Parce que la seule chose qui me paraît populiste et populaire (et vintage) dans le Téléthon, c’est Sophie Davant. (Y’avait longtemps !)
Pour le reste, je pense candidement, que personne n’a le droit de s’accaparer la souffrance.
Même sapé en YSL…

00:00 Ecrit par Pascale C dans Payage de Tetes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Tags : les marronniers de décembre, le dernier telethon de sophie davant |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
mardi, 01 décembre 2009
Jingle Bells

C’est bientôt l’anniv du Divin Enfant, et j’vois trop comment on pourrait forfaire au barouf des réjouissances.
Ayé, le revoilou le légendaire, le gigantal marronnier de Décembre.
Celui qui te colle des gracieuses petites étoiles partout, des grosses boules qui boudinent ta gorge et des vieilles épines d’épicéa dans le jonc de mer de ton salon…
Admettons que ça soit sympa Noël.
Admettons.
Ouais, mais nan !
Parce que Noël c’est un peu tout et son contraire…
D’emblée, y’a l’angle logistique.
Si t’as la faveur d’être invité et de pouvoir écraser ton fondement sur la bergère et tes petons sous l’autel, t’as rudement du bol !
Parce que ça a l’air bassement terre à terre comme ça mais faut r’connaître que c’est un boulot de ouf ces médianoches…
C’est exquis le chapon, la truffe, les zakouskis, mais c’est un creusage de méninges sans nom, la concoction du festin !
(Cherchage d’idées + règle de 3 + mitonnage)
C’est grandiose les empilages de cadals, le raphia, le papier de soie, les frisottis de bolduc…
Sauf que les tribulations pour quérir les offrandes ça n’use pas que les souliers, ça affûte grave les nerfs aussi…
(cherchage d’idées + règle de 3 + emplettes + empaquetage nocturne)
C’est craquant les yeux écarquillés des gamins, les petits souliers devant la cheminée, la longue lettre bourrée de promesses…
Ce qui est, sans contredit, moins pâmant c’est la scélératesse des gnomes durant l’intermède.
Lorsque t’as arpenté dix crémeries pour dégoter la cocci-mobile et qu’tu pinces le p’tit dernier à transpercer les Babybels à la supérette, la bête à bon Dieu tu n’as plus qu’une envie, c’est de lui niquer sa race !
C’est précieux la joie de s’attabler en famille.
N’empêche que le perdurable dilemme affleure chaque année.
Se partager entre la famille, la belle-famille ça crée un affrontement perpétuel.
(Conflit + engueulade + vieilles rancunes = clash)
Tu râles 2 mois avant l’échéance, tu rechignes, tu fais la gueule, et en fin de compte tu te retrouves le 24 à minuit chez SA mère en train de déballer ta corbeille Yves Rocher en feignant l’extase!
Sans compter que la recomposition de la famille laisse une marge importante à l’équation personnelle !
( Tes enfants + ses enfants + vos enfants = Imbroglio aggravé)
Conclusion :
Noël, tu le fêtes, tu le fêtes pas, tu flippes quand même !

09:56 Ecrit par Pascale C dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Tags : noel te fout les boules, noel recvoir 12 personnes pour 12 euros, le cadeau génial, charogne stoned |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook





