jeudi, 31 mars 2011

Carnage...

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Comment ça va les vieilles branches?

Je constate que vous étes super assez nombreux, à venir mater, journellement, si je me suis remise à fieller mes billets saugrenus.

Voyez-vous, lorsque Charogne me titille, attendu que je la délaisse, j’épluche religieusement les stats de mon belvédère bloguesque, et je me dis que ça serait trop con de la déloger aussi froidement.

Votre audience, votre attention et aussi quelques fois votre distance, m’allègent et j‘aime l‘idée que vous puissiez, au grès de mes humeurs, le temps d‘un court récit, entourer mes intentions, mes amabilités et mon intelligence.

(Je reviens, je me roule une pelle…)

 

Bref, si je suis beaucoup absente, je ne suis jamais bien loin.

Alors que je réfléchis sur l’allégation de ce blog, un certain entrain me pousse à poursuivre, à faire traîner…

Fermons la Parenthèse.

Lundi, je me suis réveillée avec une idée fixe.

Aller chez le coiffeur.

J’ai bricolé dans la maison et ch’uis monté tranquillou en ville.

Bille en tête, j’ai poussé la porte de mon nouvel apprenti figaro.

Tu sais quoi?

Il était fermé le putois.

J’ai pensé qu’en bon compagnon, il était parti faire son tour de France et toute infidèle que je suis, je me suis langoureusement dirigée vers la concurrence.

Langoureusement, oui je pèse mes mots.

Je me projetais trois heures plus loin, la tignasse magnifiée par un blond californien qui donnait à ma démarche un remous chaloupé, que pour rien au monde je n’aurais refoulé.

Tout en me dandinant, j’ai poussé plusieurs portes.

En vain.

Mes tortillements ayant quelque peu altéré mon recueillement, j’ai compris subito que le coiffeur fait le pont chaque semaine.

Garée devant chez Tchip, j’ai failli succomber au sourire racoleur de la fille qui fumait sa Winfield en façade.

Par-devant sa crinière peroxydée, j’ai paniqué et j’ai détalé plus vite que si j’avais eu un rottweiler furibond à mes trousses.

Blasée, j’ai roulé dans mon vieux break qui schlingue le mazout, me branlant complet de la couche d’ozone, ne cogitant que sur ma chevelure à venir, en déclamant du Baudelaire.

 

« O Toison, moutonnant jusque sur l'encolure!
O boucles! O parfum chargé de nonchaloir!
Extase! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir! »

J’ai tournaillé en rond jusqu’à ce qu'une flammèche jaillisse.

 

Et elle a jaillit la pute.

Elle a déraboulé, toute frétillante, ne faisant aucun cas de ma possible jugeotte, m‘évaluant comme une minette de 12 ans en proie à ses premiers frissons capillaires!

 

«Et si tu t’achetais une boîte et que tu les peinturlurais toi même tes cheveux» qu’elle m’a dit ma flammèche.

 

«Une boîîîîte?» que j’ai beuglé toute hallucinée.

 

Tout en tournaillant dans ma ville déserte, l’idée a fait son chemin et je me suis retrouvée au rayon Veuche de l’hyper-market!

 

Trente mètre de linéaires, c’est compliqué, mais comme j’avais 12 ans dans ma tête, j’ai un peu déraillé.

 

J’ai opté pour un blond solaire.

 

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 Je suis rentrée à la maison, j’ai enfilé une vielle blouse.

 J’ai dosé, mélangé, malaxé, appliqué.

 Sans aucune angoisse, j’ai laissé poser.

 Pendant 35 minutes j’ai’ échafaudé comment et où, j’allais aller pouvoir me pavaner une fois ma crinière sublimée.

 J’ai rincé.

Pendant 35 de secondes j’ai échafaudé comment j’allais me suicider.

Des détails?

Sur 5 cm les racines étaient orange comme si on m'avait greffé les tifs d'Yvette Horner.

 

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J'ai investigué désespérément pour débusquer un coiffeur de garde.

Dépitée, j'ai redévalé jusqu'à l'hyper-market.

Embrassant les voies de la sagesse, pour casser l'effet Tangerine, j'ai opté pour un blond fortement cendré.

Retour à la casa.

Re-enfilage de blouse.

Re-dosage, re-mélangeage, re-malaxage, re-rinçage...

Comment dire?

Sur le sommet de mon crâne, Yvette n'avait pas bougé d'un poil, en revanche, avec mes longueurs, j'aurais pu doubler Catherine Lara!

 

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En principe, à ce stade du récit, n'importe quelle fille, un brin sensée, stoppe net les dégâts et appelle un coiffeur.

Ou un perruquier!

Vous n'allez pas me croire...

J'ai re-re-taillé la route jusqu'à la grande surface.

Pour le coup, j'ai pas traîné devant le linéaire.

N'ayant plus trop le choix, j'ai chopé un blond foncé.

Pour la troisième fois de la journée, j'ai dosé, mélangé, malaxé, appliqué...

La mixture commençait grave à me calciner le scalp et c'est peu de dire que j'en menais pas large.

J'ai rincé en priant Saint Louis. (le patron des coiffeurs!)

Verdict?

Un châtain châtaigne tirant un soupçon sur le kaki, que si mes cheveux étaient un vernis Chanel, je serais hypra dans la tendance...

Bon on voit bien que je ne sors pas de chez Carita, mais j'ai quand même vachement limité le carnage.

Comme disait notre illustre Fredéric Dard, une femme aux cheveux châtains est une blonde modeste.

Ah ouais? J'ai peur que ça m'aille pas modeste...

 ;-))

 

 

 

 

 

 

lundi, 28 février 2011

RIP Annie...

Elle ne ne sera jamais tout à fait morte...

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samedi, 19 février 2011

Sansonite...

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Alors comme ça, samedi, je suis allée au spectacle.

Si t’as bien tout lu mon récit, t’as du capter que j’étais sortie du théâtre, toute retournée.

Pour te situer la force du désordre, j’en étais à m’interroger sur la façon dont, avec mes potesses, on aurait pu subtiliser Véro!

On a beau pas être les dernières pour la téquila, on visait quand même pas un kidnapping musclé à la mode mexicaine.

On n’est pas non plus complètement barrées!

Nan, on aurait seulement aimé retenir un peu notre étoile, la garder encore avec nous et s’offrir un bœuf entre filles…

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Attendu qu’ on n’est pas encore psychopathes de la fanitude, on a lâché l’affaire!

Enfin, si on veut...

Je crains d'être restée un peu perchée.

Ca serait rudement sinistre qu’un cadeau céleste finisse par me conduire à l’HP, je me dis.

J’entends d’ici ma petite.

« Pleure pas maman, tu verras c’est bien. Ils ont des belles chemises… Véro, aussi elle adorerait être enfermée…»

Je commence à avoir des idées bizarres.

Genre, et si je postulais pour devenir sa Gouvernante?

Ben oui, on est vachement pareilles en fait.

On boit, on fume, on jardine, on écrit, on adore chanter Sanson.

Mes potesses, me disent que c’est pas une super idée, que les artistes sont hypra-égocentiques et que je tiendrais pas le coup!

Remarque, elles ont pas tort.

Si elle commence à me donner des ordres,  la Véro, ça va pas être simple.

J’affectionnerai moyen qu’elle me dise:

"Et Charogne, roule un joint. Dépêêêêêêêêêêêche!"

Force est de constater que ch'uis p'être pas encore bonne pour Sainte Anne, mais ch’uis pas loin d'être  mûre pour Steap-tease…

Ou pire pour Confessions Intimes!

Comment faut faire pour ne pas laisser retomber sa ferveur sans devenir dingo, que je te demande!

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Sinon en sortant du concert, crevant grave la dalle, on s’est mises en quête d’une cantine sympatoche, où qu’c’est qu’on aurait pu reprendre nos esprits tout en ripaillant gaiement!

Après deux trois de coup de fils, c’est sur Le Porthos, que nous mîmes le cap.

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Le Porthos, 53, rue de la Monnaie-Lille-

Horreur, Malheur!

Lieu chic et trendy de la grande ville, carrefour de la branchitude lilloise, à c'qui paraît...

Ouais!

Avec un T, comme t’as qu’à croire…

Niveau foutage de gueule, y’a belle lurette que j’étais pas tombée sur une telle immensité.

En guise de serveurs, deux Ginos qui ont 3 poils au derche et qui s'prennent pour des ours...

Bons à rien, tire-au-cul et laids comme des poux. (en plus!)

Déjà que j'aime moyen les ouvriers... (lul)

 

Un conseil, n'y va pas, n'y va pas, n'y va pas.

C'est dégueu, c'est sale, c'est ringard, et les domestiques sont méchants...

Allez à + dans l'bus!