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11 janvier 2010

Alone or not alone?

funambule.jpg

Se sentir seul(e) dans sa tête c’est hypra flippant, on est tous d’accord.

Ce à quoi, j’ai quand même envie de répondre que se sentir plusieurs c’est pas de tout repos non plus !

Depuis quelques temps, je retourne une question dans ma tête.

Je réfléchis en réalité, à la contiguïté tangible qui  existe entre Charogne Stoned et moi-même.

Pour faire plus simple, je me demande si je suis réellement Charogne, si celle-ci est mon double ou seulement l’œuvre d’un quelconque dérangement… (d’où ce sentiment de ne pas être vraiment ’’ alone in my head’’…)

Ca a l’air de rien mais elle est hot ma question.

 

Bloguer c’est une vraie discipline.

Avec des contraintes et des entraves.

T’as même pas idée de l’effort de constance et de surpassement qu’il faut assimiler pour alimenter des archives et venir quasiment tous les jours déclamer sur les choses de la life.

Il y a quelques années, j’ai tenu un premier blog.

Une antithèse absolue de Charogne.

Avec une ligne éditoriale tellement définie que celle-ci a fini par devenir un vrai boulet.

J’étais si accrochée à elle (ma ligne), que je me suis enfermée dans un personnage qui n’était qu’un infime fragment de moi-même.

What is this fragment ? tu te demandes haletant.

On s’en branle, je te réponds.

 

 

Bref, s’il est primordial de se fixer des contraintes, il l’est tout autant de se prévaloir d’une frange de liberté.

On a carte blanche sur un blog.

Mais il est évident que vous ne venez pas ici pour chercher un diagnostic sur la chaude-pisse ou comprendre comment la Bourse de Paris digère les chiffres de l’emploi américain…

 

Si oublier le lecteur c’est risquer de faire dérailler la machine, ne penser qu’à lui c’est foncer droit dans le mur.

 

Pour ma part j’ai décidé de souffler le chaud et le froid en m’efforçant de ne jamais franchir le Rubicon !

Et c’est là qu’elle  devient fastidieuse la gymnastique…

Le fil est ténu entre le vrai et le faux,  le bluff, le réel ; le grossier, le vulgaire ; la dérision, le respect ;  la démesure, la réserve…

Fais-je éprouver, penser, et écrire par Charogne ce que moi-même je tais, ou est-ce Charogne qui m’habite et me guide lorsque je rédige un billet ?

Les deux mon Capitaine.

Il y a toujours un envers au texte.

L’écriture porte à la fois un sens évident et un sens sous-jacent, planqué sous cette première croûte manifeste.

C’est, cette ambigüité qui rend l’écriture si intime.

Et c'est cette écriture là qui m'intéresse.

Batifoler avec les mots, se jouer d'eux, gouailler, satiriser...

Rester libre d’entraîner Charogne où bon me semble, à condition que Charogne parvienne mêmement à embarquer le lecteur.

 

Parce qu'au fond, sans toi, on est quoi Charogne et moi?

 

 

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Publié dans Bavardages | Commentaires (7) |  Facebook | |

Commentaires

Si je comprend bien tu dépasses l'art de la triangulation en partouse littéraire Bravo,la partageuse ,ton masochisme fouette ta logorrhée jusqu'au sublime ,j'aime,j'aime,j'aime.

Écrit par : Claude | 11 janvier 2010

J'ai trouvé la réponse, j'ai trouvé la réponse ! Sans moi, Charogne et toi, vous êtes rien. Hein, c'est ça ?
Foin de rigolade, je te trouve drôlement profonde, Charogne-Pascale, sur ce coup-là. Dis-donc, c'est la nouvelle année qui te fait monter au clavier la philosophie littéraro-autoexploratoire ?
Mais, re-foin, c'est vrai que moi, je blogue sous mon vrai nom, et je n'envisage pas de faire autrement, j'aurais peur de me perdre. Vraiment. Pourtant, je suis sûre que le pseudo permet de parler plus en liberté, d'une certaine façon. Pfouh, nan mais regarde ousque tu m'emmènes, avec tes sériosités !

Écrit par : La vie (où est le) mode d'emploi (?) | 11 janvier 2010

Tu parles bien Pascale! Mais, j'te rassure, t'es pas tout' seule dans ta tête! Vous êtes deux! Et pour moi vous êtes indisociable! Qui connait Pascale, reconnait Charogne! Cette gouaille, cette verve..! C'est toi, c'est elle... c'est vous! Et je ne te vouvoies pas...! Sous la plume satyrique, on te retrouve! Biz ma belle, nous lâche pas, on adore te lire et te relire! On ne s'en lassera jamais! Tu nous fait parfois rêver... rire... et aussi réfléchir pour ne pas te décevoir en ne commentant pas, ces billets qu'on se surprend maintenant à attendre avec une certaine impatience (voire même avec une impatience certaine et exigeante) (merde, elle a rien écrit aujourd'hui, c'te feignasse) lol ! si on a un brin d'inspiration et de considération pour toi! Bref, Pascale-Charogne, ne te remet pas en question et ne remet surtout pas en question ce duo qui fonctionne à merveille et qui ne trompe pas les gens qui te connaissent et t'aiment! Bizz ma poulette

Écrit par : Chrystel | 11 janvier 2010

P.S. J'aime bien la photo! C'est quoi qu'elle porte sur la tête...? Un chignon à quatre étages ou des gamelles et des bidons!

Écrit par : Chrystel | 11 janvier 2010

la vache! c'que t'écris bien!!
c'est comme ça que j'taiiiime
:o))

Écrit par : fred | 15 janvier 2010

...et Charogne te va si bien!

Écrit par : fred | 15 janvier 2010

@: Claude: Jusqu'au sublime? Ah ouais! Quand même...

@La vie(où est le)mode d'emploi: C'est vrai que le pseudo désinhibe pas mal... Il te jugule aussi! Avec un nom comme Charogne pour dire des sériosités, ça passe mais c'est plus délicat pour dire des gentillesses! ;))

@Chrystel: En gros, ch'uis un peu schizo, quoi! ;))
Sur sa tête, c'est (tu vas pas me croire) ... ses boules de geisha! :)

@ fred: Attention je vais prendre le melon, là!!!

Écrit par : Charogne Stoned | 20 janvier 2010

Les commentaires sont fermés.