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28 janvier 2010

Les vrais poètes sont toujours des prophètes

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Je suis sous le choc !

J’ai pris une grosse décharge émotionnelle  les aminches, et vous savez quoi ?

C’est bon.

 

Au demeurant, y’avait longtemps que j’avais pas voltigé de la sorte, et j’avoue qu’elle m’a trop enchanté l’envolée !

 

Encore (et comme d’hab) à la traîne, j’ai eu l’immense bonheur, hier soir, de tomber sur ‘‘Un Prophète’’, la dernière perle de Jacques Audiard et maintenant, je le crois que du sang c’est pas d’l’eau !

 

Ce Jacques là est bien le fils de son père.

 

Y’avait rien qui me prédestinait à voir ce film.

Un casting d’inconnus total, un film de prison (j’avais déjà donné avec Prison Break, mais j’dois avouer que j’étais plus captivée par les biceps de Michael Scofield, que par le script lui-même ! Oui, je sais la chair est faible !), bref, ça me paraissait fort fort noir, tout ça !

 

Parti pris ridicule, puisque tout de suite, je me suis laissée embringuer par l’intrigue, tant la trame est intelligente, bien calée et surtout d’une époustouflante intensité.

 

Alors ?

 

Alors, c’est l’histoire de Malik.

Il déboule en prison, tout jeune, tout fragile que déjà dans les 5 premières minutes du film, tu voudrais  lui tenir la main et le dorloter…

Pendant les six ans que va durer sa détention,  on va le voir  se blinder, s’endurcir, sortir de sa chrysalide et pour finir, glisser en caïd du crime intraitable.

C’est l’histoire de la vie.

De la vie en prison, de ses lois et de ses leçons.

D’entrée, Malik tombe sous la coupe d’un groupe de corses qui fait régner la terreur dans la taule.

Mais il apprend vite le petit.

Au moyen de son intelligence, de son adaptabilité, tour à tour étonné et ébloui du pouvoir qu’il conquiert, il parvient à ronger son frein tout en forçant  les barrages des doctrines carcérales.

Pendant les deux heures et demie, tu retiens ton souffle, enjôlé par le brio de Tahar Rahim (dont je ne suis pas prête d’oublier le nom… Ce mec est un OVNI !) et de Niels Arestrup, carrément colossal. (Ce mec est un OVNI aussi !)

 

A cela, tu rajoutes une pincée de fantastique, où les fantômes viennent édulcorer le climat glacé de la geôle, quelques ralentis propices et vertigineux,  des plan serrés, une cadence poétique saisie dans les regards, les frôlages, les frissonnements.

 

 

Pourquoi c’est un grand film ?

 

Pourquoi ça me chamboule l’ambiance du cachot avec le bruit de ses chaînes et ses coulées de sang ?

 

Peut être que ça me parle les héros chancelants qui s’évertuent à  réécrire leur vie, peut être  que ça me parle les duels entre les pères et les fils, peut être que ça me parle les mauvais garçons…

Va savoir…

 

Ce que je t’en dis, moi, c’est que ce film là n’est pas un film comme les autres…

 

Tu n’imagines même pas, ce que tu as devant toi…

 

Alors t’attends quoi, espèce de connard veinard ?

 

Grand prix du jury en 2009 au Festival de Cannes

Prix Louis-Delluc en 2009

Prix Lumière du meilleur réalisateur en 2010

13 nominations aux César

Le film a été retenu parmi les neuf finalistes à l'Oscar 2010 du meilleur film en langue étrangère.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires

Euh, j'ai honte de le dire, mais ch'veux po l'voir. Che suis trop impressionnab'. Déjà que j'ai pas vu Sur la route de Madison, parce que je savais que ça faisait pleurer. Et Prison Break, au bout de deux épisodes, j'ai failli casser toutes mes dents à force de serrer les mâchoires... alors j'ai arrêté. Malgré les biceps du gars. Che sais. Je suis qu'une mauviette.

Écrit par : La vie (où est le) mode d'emploi (?) | 28 janvier 2010

D'habitude je parcours tes billets, prends une petite bouffée d'oxygène(égoistement) et me dis à chaque fois, la prochaine fois je ferai un petit commentaire. Mais là, je ne pouvais pas. En repensant à l'intensité du film et toutes les émotions que cela a provoqué en moi, je ne pouvais pas!! Juste pour dire que OUI, j'ai vu le film à sa sortie en salle et depuis je ne m'en suis pas remise! Au delà de l'histoire, c'est la découverte de l'univers carcéral sous un angle bien différent, l'évolution de Malik, qu'on ne voit pas venir et plein d'histoires en même temps qu'on parcourt. Et puis après on se pose des questions, sur les règles qui nous régissent. En fait ce que je trouve passionnant dans le film, c'est la façon dont le héros s'approprie les règles qu'il subit pour pouvoir en jouer! En plus pour la petite histoire, tahar rahim est belfortain, mon bled d'origine et je le croisais à Belfort il y a de nombreuses années!!!

Écrit par : amel | 29 janvier 2010

juste un petit mot pour te dire que j'adorais venir te lire....

Écrit par : jacinthe | 29 janvier 2010

Les commentaires sont fermés.