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31 mars 2010

Les Belles Rencontres...

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J’aurais adoré savoir dessiner.

Jongler avec les formes et les couleurs, mystifier les ombres, reluquer des corps de jouvenceaux qui tapent la pose, passer des heures à choisir des crayons, déambuler je ne sais où, mes estampes bien serrées dans mon portfolio, entériner ma passion pour la fenêtre d’atelier…

Mais… Hélas, ch’uis une grosse buse en dessin.

Et encore, une grosse buse, c’est rien !

Là où le bât m’amoche sérieusement la touffe c’est que niveau connaissance picturale, ch’uis en fauteuil roulant.

A tout casser, j’ai quelques vagues notions des nuanciers de chez Flamant et de chez Farrow & Ball, mais ça s’arrête là !

Chuchoter que j’ai repeint la chambrette en Potatoes, c’est un peu lège pour m’en aller draguer dans les musées, même en m’appliquant à serrer mes poings serrés dans mes poches crevées !

Pour vous situer mon degré de nullité, j’ai un frisson lorsque j’entends Joe Dassin, l’immortel Art lover, chanter L’été indien : « Avec ta robe longue tu ressemblais à une aquarelle de Marie Laurencin… »

 

J’ai quand même une toile chez moi.

Un portrait de femme que j’appelle ma mulâtresse et que j’aime d’Amour.

J’ai beaucoup imaginé les mains qui ont croqué ses contours et je sais que si ma maison se mettait à brûler, je ne m’enfuirai jamais sans emporter cette croûte !

Cet amour là me suffit pour aimer la peinture.

Par le hasard de ce blog, j’ai derechef rencontré la peinture.

J’ai derechef rencontré l’éloquence, le brio, la pétulance, la maestria…

Elle s’appelle Magali Cazot.

Je n’ai d’abord connu d’elle que les signes de plume dont elle m’honorait sur mon blog.

D’instinct, je suis allée découvrir à quoi ressemblait le sien.

Cette fille peint avec des mots.

Elle descend dans les abysses de l’intime, au fin fond du tréfonds.

Je lui ai demandé de me dessiner une blogueuse.

J’adore cette fille qui a l’air de nager dans du mauve.

J’adore les ombres tortueuses qui entourent le fauteuil.

J’adore les patins des low-boots, les silhouettes des fantômes, l’angoisse, l’agitation, la frange impeccable…

J’adore cet alignement de traits qui finit par exhumer une humeur, une attitude, une pensée.

Regardez-moi, comme elle est Belle.

 

29 mars 2010

Vu à la TV!

                           

Je me suis levée tôt.

J’ai eu envie de faire la cuisine.

Si j’avais un Blog de Tricoteuse, je vous dirais qu’en un tour de main j’ai ordonné la baraque et que je suis partie faire mon marché.

Je n’aurais jamais un blog de Tricoteuse, à moins que celui-ci ait les moyens de me commanditer.

D’ailleurs, il ne faut jamais dire jamais.

Deux heures plus tard, je suis quand même revenue avec des coques, des échalotes de Jersey, (Rosées comme le blush rose d’or de chez Bougeois !) (J’eusse aimé t’écrire plutôt, ‘Rosées comme le Convertible Color de chez  Stila, appliqué avec le pinceau Mac n°187…)

Mais je ne suis, pas non plus, une modeuse, bien que je sache parfois jouer à l’esthéticienne !

Pour te dire…

Comme les tricoteuses, j’ai déplié la nappe en lin, rafraîchi le vin, j’ai regardé le chat niquer le treillis en châtaigner, j’ai goûté la sauce…

Peut-être ai-je un peu trop patronné, en somme.

Chacun est aussitôt reparti à sa vie.

Y’a une espèce de gros boule de lavage qui m’a pris à la gorge.

Genre syndrome Teleshopping.

Une assourdissante frousse qui pourtant ne m’atteint jamais !

Genre une boule pour 300 chagrins...

Faut jamais dire jamais ! (sic !)

Une assourdissante boule capable de m'emmener chanter dans une kermesse à 2 balles.

Pluvieuse, déserte mais une kermesse quand même!

Avec un chanteur qui chante faux.

Mais un chanteur quand même!

 

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24 mars 2010

Heure d'été

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Comme tu sais, ce week-end on va changer d’heure.

On dit que certains vont être grave perturbés

Les bébés, les vieux,  et même les vaches laitières !

Y paraîtrait que la Rouge Flamande donnerait moins de lait, dès lors qu’on avance nos montres.

Ouais…

Perso, j’adore l’horaire d’été ;

Plus que tout je raffole des soirées en terrasse avec leurs interminables apéros.

Je raffole de la terre réchauffée que je sarcle avec mes mains.

Je raffole du crépuscule, quand je patauge dans l’eau parce que l’envie m’a pris d’ablutionner les fleurs.

Je raffole de l’aurore, lorsque j’allume ma première Benson Marlboro (Pardon Constance) et que la rosée mouille mes pieds.

 

Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, c’est que, c’est de mes pieds dont je suis venue te causer !

Figure-toi que, comme chaque année me revoilà dans le 36ème dessous et tu serais bien aimable de m’aiguiller, toi le gens de l’Internet d’en haut.

 

Voilà :

 

J’ai traîné tout l’hiver mes arpions dans mes veilles camarguaises avachies et même si j’ai pris soin de les astiquer, (mes yèpes pas mes camarguaises !)  de les polir, de les gommer, de les poncer, de les hydrater, de les masser ;  (je suis une vieille coquette !) force est de constater que j’ai le pied blanc.

Voire horriblement blanc !

C’est simple lorsque je les trempe dans mon bidet à l’émail immaculé, il m’arrive de les perdre de vue quelques secondes…

Je te raconte pas l’angoisse !

 

Ils sont si blancs que même Feu Michael Jackson, grand adepte des peaux chaulées, aurait freiné des quatre fers en les déshabillant !

 

Dès lundi, je remballe chaussettes et camarguaises et je délivre mes pieds.

Le malheur c’est que, pour des pieds, rien n’est plus laid que la blancheur laiteuse, fussent-ils chaussés de Louboutin.

 

Si je veux soupirer devant mes petons tout dorés, je fais comment je te demande ?

C’est toi, gens de l’Internet d’en haut ma planche de salut.

 

Tu m’épargnes bien sûr les mi-bas, l’auto-bronzant, les  UV où tu dois garder tes pinceaux pointés pour qu'ils soient bien parallèles à tes mollets, le week-end à 2000 boules, le week-end gratos (je bosse moi Madame !)

 

Je t'embrasse, tiens.

 

 

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22 mars 2010

Dallas...

 

 

 

La blogosphère c’est Southfork.

Un univers encore plus impitoyable  que celui des Ewings et des Barnes.

Encore plus fielleux, encore plus pervers.

On croirait pas hein ?

Ben si !

Au commencement, tu lis des blogs.

Tu vas au hasard de la toile, tu repères et tu balises doucettement ta coursive en loucedé.

Tu feuillettes, tu lis, tu entrevois, tu entends…

Puis vient un temps où l’entreprise te tente.

Pourquoi t’en aurais pas un toi, des blogs ?

Il te prend d’un coup le caprice telle ta dernière bluette, lorsque t’as écouté un concerto pour piano de Saint-Preux et que tu t’es mis à rêver d’un demi-queue !

C’est vrai que tu plonges vite…

Alors, par un dimanche brouillardeux, en même temps que tu t’esquintes à couver des yeux la pluie qui transpire sur la vitre, tu te lances.

On verra bien si tu t’y tiens !

Au début, t’écris comme une furie.

Tout est matière.

Tu transgresses, tu déroges, tu désobéis, tu méprises, tu outrepasses.

C’est ton bouclard.

C’est comme une deuxième vie.

Y’a du monde à la messe ?

Tant mieux, t’adores ça toi les rencontres.

Au bout de quelques temps, y’en a  même qui commencent  à t’traiter en camarade.

Si tu te figures que la proximité n’est que virtuelle, qu’il n’existe pas de vraie corrélation entre le tôlier et son lecteur, t’as rien compris au blog.

Ca peut sembler incorporel un blog, pourtant l’interaction, elle, est bien vivante.

Oui, un lien se tisse.

Une intimité insondable déboule soit par le biais de la lecture silencieuse, soit par le biais des commentaires.

Cet attachement  tantôt  généreux, tantôt stratégique, n’en reste pas moins un vrai sentiment.

 

Ca c’est le coté décontracté du blog.

Chez les filles, la taca taca tac tac tiqu’ de la blogueuse c’est le réseautage.

En gros ça veut dire que si tu te bouges pas un brin le fondement, faut pas t’attendre à tirer de l’entrelacs de la blogogeoisie.

 

Si t’es pas trop dur de la comprenure, tu piges vite que pour entrer dans la zone lumineuse, faut rabattre des Customers !

Et pour le racolage, ton flyer, c’est le commentaire.

Moi, par exemple, singulièrement j’en ai pas bézef des commentaires.

Les premiers temps, j’ai pensé que c’était parce que les gens, ils étaient médusés par mon génie, tant et si bien qu’ils osaient pas les lâcher les com’s !

Soit dit en passant, si c’est pour avoir du ‘‘Lol’’ ‘‘Mdr’’ ‘‘T’es géniale’’, j’aime autant oualou.

Ben ouais, le com c’est un faire valoir, l’assistant du héros, si t’aimes mieux !

 

J’ai donc remâché l’interrogation dans ma tête.

Pour que les gens, ils viennent visiter mon opuscule, fallait que j’aille leur livrer du flyer directos à domicile.

Dès lors, j’ai choisi une poignée de fillasses branchées et ch’uis allée leur porter des invites.

Faut pas te planter dans le Happy Few !

Pour t’illustrer, lorsque Cathy Guetta, elle donne un bal, elle s’en va pas tracter à la Halle aux Chaussures.

L’ennui c’est que moi, les génuflexions, le fayotage c’est pas vraiment dans ma nature.

Lécher de la cuissarde à tout va, je sais pas faire.

Je glose si j’ai envie de gloser, quand une blogueuse débloque je ne m’empêtre pas dans l’atermoiement si j’ai envie de lui dire qu’elle pue du cul !

Je reluque une fille depuis quelques temps, et c’est trop marrant.

Elle en veut la petite, elle commente chez toutes les influentes.

A l’heure où blanchit la campagne, elle paraphrase chez Garance, elle congratule Deedee, elle glorifie Fonelle.

On la voit plus trop chez Violette rapport que l’autre jour, elle s’y est fait gentiment  remonter les épaulettes…

En définitive c’est fort culturel le blog.

Moi?

La vie de ma mère, même si je ne dois jamais brûler sous les feux de la rampe, mes flyers c'est au compte-gouttes que je les dispense, où je veux, quand je veux...

Et parole de Charogne, que si tu le vaux bien!

Que tu sois, ou pas, un people de la blogo, en fait, j'en ai strictement rien à carrer!