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21 janvier 2010

Feng Shui, Partie 2

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On parlait de Feng Shui l’autre jour.

T’as compris comment j’avais vachement du mal à me désencombrer des objets ?

Bin non seulement j’ai du mal, mais j’ai cette propension à en quérir chaque fois de nouveaux. (des objets)

Et j’ai des adresses pour ça.

Faudrait que tu m’vois chez Emmaüs, bouche bée que je suis tellement ça me fait rêver le bric-à-brac ! T’emmènerais Carla Bruni chez Lidl, qu’elle serait pas plus dépaysée !

 « Oh une une écumoire ! » que j’argue d’un air conquérant…

« Oh un seau à glace ! » que je beugle, comme si désormais la glace n’allait plus jamais fondre !

(Tu sais, comme dans les films de James Bond, où de gros cubes de glace attendent sur la desserte laquée, que tu rentres du boulot, sans jamais se liquéfier !)

Le brocantage met à ma disposition tellement de trouvailles !

Personne ne peut comprendre ce transport tant qu’il n’a pas chopé un Derby Hermès en cuir verni chez l"Abbé Pierre!

Oui, j’ai bien écrit 1 Derby.

Si j’avais eu un anévrisme, il se serait rompu.

J’ai cherché inutilement la deuxième chaussure.

La godasse était unique.

Donc elle coûtait deux fois rien.

Et moi, un objet de cette beauté qui coûte deux fois rien, si je l’achète pas, je vais y penser toute ma vie !

Alors, j’emporte.

Tant pis si mes pulpeux arpions ne s’enfouissent jamais dans les souliers, ce qui compte c’est pas de crapahuter avec les tatanes mais de les posséder.

 

D’où elle me vient cette propension à tout garder, que je me demandais l’autre jour, alors que pour faire venir le printemps j’avais décidé de comprimer mon placard ?

 

J’ai cherché dans ma tête, j’ai exhumé toutes les résurgences !

J’te raconte pas la cavalcade.

Y’en a plein ma vie des histoires d’antiquailleries, et de ferraille…

Des bouffées d’allégresse, un penchant pour la patine et le vert-de-gris !

Pour ta gouverne, imagine, le jour du bottillon Hermès, ma mère elle s’est offert 1000 boutons de manchettes.

Enfin, 500 paires, j'veux dire, parce qu'elle a du bol, elle !

 

Alors jeter ?

Même pas en rêve !

J’voudrais bien des fois

Mais je ne peux pas, je ne sais pas
Et je reste plantée là…

La vie ne m'apprend riennnnn...

La la la la la la la

La video est hors sujet, elle s'est seulement insérée sur la mauvaise page et je n'arrive plus à l'enlever; si vous cliquez dessus les marketeux me payent...

Alors qu'est ce t'attends?

 

 

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18 janvier 2010

Carnet Rose

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T’es au courant que y’a un nouveau petit chez les Sarko ?

Solal, qu’ils l’ont appelé le moutard…

La jeune maman, y’a un truc auquel elle tenait par-dessus tout c’était le choix du prénom.

Faut pas demander si elle en avait rien eu à foutre comment il se serait prénommé  le gnard!

Déjà, y’était pas question de lui coller un blason goy.

Je sais pas toi, mais j'en ai pas rencontré des masses des Solal, dans ma vie.

J'vais pas te faire le coup, "J'ai connu un Solal, chez Albert Cohen dans ''Belle du Seigneur''..."

Je l'ai pas lu Belle du Seigneur.

Maintenant que la mode est lancée, on va nous l'resservir à toutes les sauces le sobriquet!

Y'a un deuxième truc, que j'ai pas rencontré non plus des masses dans ma life...

C'est des gens aux doubles initiales.

C’est pas d'hier que c'est vachement tendance la double initiale.

Regarde chez Mickey:  DD (Donald Duck), MM(Mickey Mouse), RR (Roger Rabbit)...

Ouais, sauf que sur ce ce coup là, il a pas trop de bol le petit Soso, c'est qu'il  va paraître un peu fielleux, son monograme sur l'oreiller...

J'comprends pas pourquoi elle a pas capté la boulette, Jessica.

Lorsque t'es enceinte, le truc du monde auquel tu penses non-stop, tellement ça te chavire, c'est au prénom de ton bébé.

Le prononcer, l'écrire; l'épeler, le lire...

Infatigablement.

Je me souviens avoir acheté un tableau Véléda rien que pour écrire ce nom, ses initiales, échafauder une signature.

Inlassablement.

Parce que c'est mystique le nom de son enfant.

 

 

Alors, à moins que les jeunes parents aient déjà  gambergé un destin papal…

Et,  S.S.S.S . (Sa Sainteté Solal Sarkozy) faut quand même reconnaître que ça a de la gueule…

Oui, à moins de profiler ce destin, j'comprends pas bien tout...

 

Mazal Tov

 

Si tu fais les soldes vas plutôt chez DPAM, ils n'ont plus rien chez Bonpoint...

 

 

 

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14 janvier 2010

Viens jouer avec moi...

nicolas-duvauchelle-26894.jpg
La photo n'a absolument aucun rapport avec le billet çi dessous.
Aucun rapport de chez aucun rapport!
Mais je n'avais aucune autre idée...
C'est que je viens de m'envoyer l'intégralité de Braquo
et que j'ai du mal à penser à autre chose qu'à Nicolas Duvauchelle...
Autrement dit je suis dans la merde!

C’est un petit jeu.

On prend une phrase.

N’importe laquelle.

Et on s’amuse à la reformuler, la refaçonner, à l’imager, l’amplifier…

Y’a aucune limite…

Vous pouvez jouer.

Avec cette phrase, ou avec une autre.

Derrière ton loup tu fais ce qui te plaît aujourd’hui tout est permiiiiiis…

C’est parti !

 

A vous Cognacq-Jay, à vous les studios !

 

                                                ...

 

 

 

« Je ne sais quel étourdissement la prit qui la rendit extraordinaire et positivement folle d’imprévoyance, d’exaltation et de hardiesse…

Nous passâmes ainsi trois jours en promenade, en courses téméraires soit au château soit dans les futaies : trois jours inouïs de bonheur, si le sentiment de je ne sais quelle enragée destruction de son repos peut s’appeler le bonheur… » 

 

« J’ai pas tout capté comment elle avait fait pour se camphrer de la sorte, n’empêche que le vin la rendait magnifique.

Je la sentais prête à tout oser.

Electrisée pour ne pas dire frénétique.

On a bloqué trois jours comme ça !

Trois jours à dormir, à musarder, à se baigner, à traîner de bars en bars : trois jours d’énorme bonheur, en admettant que le bonheur puisse aussi glacer le sang ! »

 

« J’ignorais dans quelle transe elle venait d’entrer mais la fièvre lui allait à ravir.

Le délire sublimait sa grâce.

Je ne l’avais jamais vue aussi bouillante aussi débridée…

Nous restâmes trois jours à divaguer, tantôt au squat, tantôt sur les boulevards : trois jours de bonheur fou, si tant est que la folie  s’apparente au  bonheur ! »

 

 

 

 

« J’ai carrément zappé le moment où elle s’est lâchée !

Mais elle était trop belle !

Carrément déroutante, carrément imprévisible.

On est restés trois jours comme ça, pelotonnés l’un contre l’autre, recroquevillés, blottis, parfois reclus dans le donjon,  parfois à l’air libre de l’immense plaine.

Trois jours de bonheur figé, si cette palpitation fugace, ce sentiment de  ramener quelqu’un à la vie est en passe de s’appeler le bonheur ! »

 

 

 

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11 janvier 2010

Alone or not alone?

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Se sentir seul(e) dans sa tête c’est hypra flippant, on est tous d’accord.

Ce à quoi, j’ai quand même envie de répondre que se sentir plusieurs c’est pas de tout repos non plus !

Depuis quelques temps, je retourne une question dans ma tête.

Je réfléchis en réalité, à la contiguïté tangible qui  existe entre Charogne Stoned et moi-même.

Pour faire plus simple, je me demande si je suis réellement Charogne, si celle-ci est mon double ou seulement l’œuvre d’un quelconque dérangement… (d’où ce sentiment de ne pas être vraiment ’’ alone in my head’’…)

Ca a l’air de rien mais elle est hot ma question.

 

Bloguer c’est une vraie discipline.

Avec des contraintes et des entraves.

T’as même pas idée de l’effort de constance et de surpassement qu’il faut assimiler pour alimenter des archives et venir quasiment tous les jours déclamer sur les choses de la life.

Il y a quelques années, j’ai tenu un premier blog.

Une antithèse absolue de Charogne.

Avec une ligne éditoriale tellement définie que celle-ci a fini par devenir un vrai boulet.

J’étais si accrochée à elle (ma ligne), que je me suis enfermée dans un personnage qui n’était qu’un infime fragment de moi-même.

What is this fragment ? tu te demandes haletant.

On s’en branle, je te réponds.

 

 

Bref, s’il est primordial de se fixer des contraintes, il l’est tout autant de se prévaloir d’une frange de liberté.

On a carte blanche sur un blog.

Mais il est évident que vous ne venez pas ici pour chercher un diagnostic sur la chaude-pisse ou comprendre comment la Bourse de Paris digère les chiffres de l’emploi américain…

 

Si oublier le lecteur c’est risquer de faire dérailler la machine, ne penser qu’à lui c’est foncer droit dans le mur.

 

Pour ma part j’ai décidé de souffler le chaud et le froid en m’efforçant de ne jamais franchir le Rubicon !

Et c’est là qu’elle  devient fastidieuse la gymnastique…

Le fil est ténu entre le vrai et le faux,  le bluff, le réel ; le grossier, le vulgaire ; la dérision, le respect ;  la démesure, la réserve…

Fais-je éprouver, penser, et écrire par Charogne ce que moi-même je tais, ou est-ce Charogne qui m’habite et me guide lorsque je rédige un billet ?

Les deux mon Capitaine.

Il y a toujours un envers au texte.

L’écriture porte à la fois un sens évident et un sens sous-jacent, planqué sous cette première croûte manifeste.

C’est, cette ambigüité qui rend l’écriture si intime.

Et c'est cette écriture là qui m'intéresse.

Batifoler avec les mots, se jouer d'eux, gouailler, satiriser...

Rester libre d’entraîner Charogne où bon me semble, à condition que Charogne parvienne mêmement à embarquer le lecteur.

 

Parce qu'au fond, sans toi, on est quoi Charogne et moi?

 

 

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