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08 janvier 2010

Le Feng-Shui, c'est pas mon truc!

sac-poubelle-glamour.jpg

Je sais pas si c'est toute cette neige qui flânoche mollement ou bien si c’est moi qui m’fais du cinéma mais j’ai une affreuse envie de printemps !

J’en peux plus de cette froidure, de cet empilage de tissus sur ma carcasse, j’en peux plus de gratouiller mon pare-brise, de la nuit qui tombe au milieu de l’aprème, j’en peux plus des endives au jambon, j’en peux plus…

J’ai plus envie d’me battre, mais j’ai pas non plus envie de m’étendre sur l’asphalte et d’me laisser mourir !

Hier, je me demandais ce que je pourrais bien faire pour hâter l’arrivée du printemps !

J’ai feuilleté le Trident, mais tenant en estime la santé de ma banquière (qui passe sa vie en bottes !) j’ai abandonné l’idée d’aller me dorer les nichons souuuuus le sooooleil !

Tout d’un coup, l’étincelle a jailli de mon cervelet : je me suis résolue à trier mon placard.

Un vrai tri j’entends, avec bazardage des nanars et donnage des fouffes…

J’te dis pas le courage incommensurable qu’il faut pour plaquer toutes ces cotonnades…

J’étais prostrée à genoux devant un agglomérat de chiffons, plus seule qu’une mère qui s'apprêterait à accoucher sous X…

Fringue par fringue, régentée par les lois du Feng-Shui, je m’appliquais à répartir les nippes en tas.

Je ne sais pas si cet exercice me fit soupçonner le printemps, mais force fut de constater que :

 je ne sais véritablement pas jeter !

Entre la robe étriquée qui me siéra à ravir (si je dégraisse de 50 livres !), entre le cachemire feutré qui se distendra (si je le laisse mariner dans le jus de cuisson des patates !), entre le fourreau lamé qui tombera pile poil si Albert de Monac daigne un jour convoler, (et si je dégraisse de 50 livres!) (sic), entre la vieille doublure Burberry que je pourrais toujours recycler (si un jour j’apprends à coudre !), entre je t’en passe et des meilleures, j’ai quasi rien jeté !

Bordel, il me vient de où ce penchant à vouloir toujours tout garder, j’me suis demandée en regardant tomber la neige…

 

 

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29 décembre 2009

Tourner les serviettes

cotillons0ks.jpg 

Je suis une aventurière de la nouba et j’ai pas besoin d'un rancard pour me mettre une bonne mine.

J’men contrecarre de taper une scène  le jour de la Saint Valentin, ch’uis pas une brebis docile qui obtempère et si mon vieux chéri, il charrie je le bastonne même si ce jour là est conjecturé pour se rouler des pelles !

Non mais…

 

J’me dis toujours que je pourrais facilement zapper la Saint Sylvestre sans pour autant flipper comme une junkie en manque…

 

N’empêche que, entre le dire et le  faire, il y a un monde que je n’ai jamais osé franchir…

Ainsi, chaque année je me retrouve à faire tourner les serviettes, la gorge enceinte de serpentins, soufflant si fort dans la sarbacane, ( que le ciel s’en ouvre par endroit !) le plus souvent en tête de la farandole…

 

La grande féminitude, quoi !

 

A l’heure où je t’écris, tu vas pas me croire, je n’ai encore rien d’envisagé pour jeudi soir.

J’ai beau me dire que je m’en bats le coquillard, cette vacuité festive  commence à m’affoler un brin…

 

S’il y a un désistement dans tes médianoches, ou si uniquement tu veux atteindre les cimes de la rigolade tu serais mignon de me siffler incessamment.

Je te dois toutefois, de te préciser que je me sustente que de Caviar Osciètre, que je bois comme un homme et que nous serons 3. (Je ne sors jamais sans mon amant !)

Bien évidement tu n’es pas vulgaire, tu ne me parles pas de P.A.F je suis un peu raide ces jours çi…

 

Dans l’attente de ta convocation, je t’embrasse.

 

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22 décembre 2009

Il faut tourner la page...


Il faut tourner la page
Changer de paysage
Le pied sur une berge
Vierge
Il faut tourner la page
Toucher l'autre rivage
Littoral inconnu
Nu
Et là, enlacer l'arbre
La colonne de marbre
Qui fuse dans le ciel
Tel
Que tu quittes la terre
Vers un point solitaire
Constellé de pluriel
Il faut tourner la page...
Redevenir tout simple
Comme ces âmes saintes
Qui disent dans leurs yeux
Mieux
Que toutes les facondes
Des redresseurs de monde
Des faussaires de Dieu
Il faut tourner la page
Jeter le vieux cahier
Le vieux cahier des charges
Oh yeah
Il faut faire silence
Traversé d'une lance
Qui fait saigner un sang
Blanc
Il faut tourner la page
Aborder le rivage
Où rien ne fait semblant
Saluer le mystère
Sourire
Et puis se taire...

café.jpg
"Aujourd'hui est le premier jour du reste de ma vie..."

 

 

 

 

 

 

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01 décembre 2009

Jingle Bells

 

Avant sur miroir.jpg

C’est bientôt l’anniv du Divin Enfant, et j’vois trop comment on pourrait forfaire au barouf des réjouissances.

 

Ayé, le revoilou le légendaire, le gigantal marronnier de Décembre.

Celui qui te colle des gracieuses petites étoiles partout, des grosses boules qui boudinent ta gorge et des vieilles épines d’épicéa dans le jonc de mer de ton salon…

Admettons que ça soit sympa Noël.

Admettons.

Ouais, mais nan !

Parce que Noël c’est un peu tout et son contraire…

 

D’emblée, y’a l’angle logistique.

Si t’as la faveur d’être invité et de pouvoir écraser ton fondement sur la bergère et tes petons sous l’autel, t’as rudement du bol !

Parce que ça a l’air bassement terre à terre comme ça mais faut r’connaître  que c’est un boulot de ouf ces médianoches…

 

C’est exquis le chapon, la truffe, les zakouskis, mais c’est un creusage de méninges sans nom, la concoction du festin !

(Cherchage d’idées + règle de 3 + mitonnage)

 

 

C’est grandiose les empilages de cadals, le raphia, le papier de soie, les frisottis de bolduc…

Sauf que les tribulations pour quérir les offrandes ça n’use pas que les souliers, ça affûte grave les nerfs aussi…

(cherchage d’idées + règle de 3 + emplettes + empaquetage nocturne)

 

C’est craquant les yeux écarquillés des gamins, les petits souliers devant la cheminée, la longue lettre bourrée de promesses…

Ce qui est, sans contredit, moins pâmant c’est la scélératesse des gnomes durant l’intermède.

Lorsque t’as  arpenté dix crémeries pour dégoter la cocci-mobile et qu’tu pinces le p’tit dernier à transpercer les Babybels à la supérette, la bête à bon Dieu tu n’as plus qu’une envie, c’est de lui niquer sa race !

 

 

C’est précieux la joie de s’attabler en famille.

N’empêche que le perdurable dilemme affleure chaque année.

Se partager entre la famille, la belle-famille ça crée un affrontement perpétuel.

 (Conflit + engueulade + vieilles rancunes = clash)

Tu râles 2 mois avant l’échéance, tu rechignes, tu fais la gueule, et en fin de compte tu te retrouves le 24 à minuit chez SA mère en train de déballer ta corbeille Yves Rocher en feignant l’extase!

 

Sans compter que la recomposition de la famille laisse une marge importante à l’équation personnelle !

( Tes enfants + ses enfants + vos enfants = Imbroglio aggravé)

Conclusion :

 Noël, tu le fêtes, tu le fêtes pas, tu flippes quand même !

 

 

 

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