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09 septembre 2009

Paquetage

valiseparfaite.jpg

Crédit image: http://wouldliketo.blogspot.com/

Ca ne m'étonne plus que l'on dise

 « con comme une valise »,

 j'ai tout éparpillé mes nippes sur le sol

et je suis hébétée devant

 the mont,

incapable de choisir ce que je vais emporter

soooooous le soooooleil...

 C'est que j'ai de gros soucis, tu sais...

 J'admire,

je m'émerveille même,

devant les gens méthodiques qui savent faire leur malle.

Moi,

je m'évertue toujours à emporter des effets superfétatoires,

des frusques importables qui pendillent dans mon placard depuis des lustres

sans même que je les regarde

et qui deviennent incontournables les jours de partance.

C'est quand même assez extravagant

de passer sa vie en 501 et en camarguaises avachies

et d'empiler des fourreaux et des paires de twelves dans sa valoche

comme on si on allait dîner chaque soir chez l'ambassadeur.

 

Le voyage ouvre en moi des pans entiers  qui me sont inconnus,

 et sur le départ,

il y a toujours  ce désir de me sophistiquer, 

de dégager ce versant de demi-mondaine

et de faire un peu poule...

Comme si une fois passé Lyon

ma féminitude allait exulter

et que d’un coup mes converses

 elles allaient muter en cuissardes d’Arielle Dombasle…

 

C'est dingue les rêves Bouton, c'est dingue !

Devant tout ce vide,

mon vieux Chéri,

il me dit que c'est mon omelette aux truffes qui fait de moi une femme...

(Et que Arielle, elle est bien top chétive)

Je fais quoi Bouton, je le crois ?

Mais...

Je mets quoi dans ma valise ?

Je mets quoi ?

                                           

VVallise.jpg

                                               

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03 septembre 2009

Manouche

william.jpg

Pour le coup,

 même si on la sent poindre depuis des semaines

aujourd'hui c'est vraiment la rentrée.

Comme j'aime assez faire les choses un peu à l'envers,

je me suis dit qu'en ce jour cafardeux,

j'allais trainasser dans ma casa

et de la sorte,

occulter cette fatalité.

Et bien nada, Bouton...

Elle est bien là cette crécelle,

elle s'est infiltrée sournoisement dans ma maison,

et j'ai le moral à zéro.

J'ai une grosse boule dans le ventre.

Le genre de boule récurrente

que j'ai eu maintes fois dans ma life

lorsque :

- Je m'en suis allée mettre bas

et que j'ai lu 'Obstétrique' dans l'ascenceur,

ou que je m'en vais aux impôts

et que je lis 'Brigade de Vérification'' sous le porche...

Tu sais cette peur foudroyante

comme si que t'étais convoquée à la Kommandantur en 1940

et que tu planquais un Anglais dans ton sac !

 Comment elle a fait tu t'demandes pour pénétrer chez moi la rentrée?

 C'est tout con...

 J'm'étais installée sur mon sofa,

pour boire un bon café et griller une Benson

en m'disant:

'Elle m'aura pas cette pute, j'y vais plus at School !

Puis, j'sais pas pourquoi

j'ai allumé mon vieux poste

et je l'ai vu l'ami du p'tit déj

ce  vieux butor,

ce maroufle tout gonflé de dédain...

Du haut de son mètre douze

comme un boomerang

il m'a envoyé à la face

cette rentrée que je maudis.

Je me suis dis qu'après lui

l'autre tourte allait se pointer...

davant.jpg
Et là,
j'ai dit non Bouton...
Le bourdon il m'a submergée
comme lorsqu'à 15 ans je me suis fait larguer
pour Isabelle Adjani...

Alors j'ai décidé de mettre les bouts...

airstream.jpg
Je me casse...
Je me casse éclipser,
supplanter
vaincre Septembre...
Que je l'aime ma vie de Manouche, Bouton,
que je l'aiiimmme!!!

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27 août 2009

Rentrée

 

rentrée.jpg
La rentrée, y'en a que ça émoustille...
Moi, perso ça m'a toujours collé un de ces cafards
à couper au couteau
que même des habits neufs
ou des nouveaux crayons
n'ont jamais su consoler.
Les vitrines d'hiver,
les listes de bonnes résolutions,
le 3ème tiers d'impôt 
font de septembre un mois revêche,
rebutant,
voire désespérant.
Petite, déjà, je commençais à flipper sec lorsque les vignes
offraient leurs premiers raisins.
Non, je n'aime pas septembre.
J'aime pas que les moutards retournent à l'école, 
j'aime pas que les jours raccourcissent,
j'aime pas la récurrence de l'immanquable roman d'Amélie Nothomb,
j'aime pas ce mois que l'on nomme à tort 'Hors Saison'...
Et ce que je hais par dessus tout,
c'est que dès le 15 août
un arrière-goût de rentrée
se cramponne,
et s'agrippe à tout!




 

 

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19 juillet 2009

Happy Birthday, Mr.President

nelson.jpg

 

Carla Bruni fait partie des gens

dont je me demande

si je les aime

ou

si je les aime pas.

N'empêche, que ce matin,

moi qui ai 36000 défauts

mais qui ignore les affres de l'envie,

j'ai eu envie d'être Carla Bruni.

Bin ouais.

Je sais,

c'est con.

Y'a pas de quoi faire des bonds sur sa chaise non plus.

Non.

Ce qui eût été vraiment con,

c'est que j'eusse voulu être

Sophie Davant

ou

le Maire de ma ville.

Reste que

 j'ai eu envie d'être the First Lady.

Reconnais,

Franchement,

Chanter une mélodie pour l'anniv de Nelson,

c'est quand même pas rien.

Comment y devait jubiler l'autre !

 Comment elle a du délirer, elle...

 J'aime ce que chante cette fille.

J'aime sa douleur,

je me reconnais dans ses tourments.

 

J'ai eu envie d'être elle pendant un instant.

Puis, j'ai pensé à Justine.

Et l'envie est partie.

Rien_de_Grave.jpg
J'ai eu envie d'être Carla.
Et,
C'est Justine qui m'est revenue...

 

 

Extrait :

Il portait des baskets neuves, ce soir-là. Il était allongé sur le lit, ses baskets neuves aux pieds. D’abord j’ai cru que c’était parce qu’il en était content, parce qu’il voulait les admirer et me les faire admirer, je ne savais pas que c’était pour partir, en courant, pour toujours. Pourquoi tu n’enlèves pas tes baskets ? j’ai demandé. Elles sont chouettes, mais il est deux heures du matin, t’as envie de faire l’amour avec tes baskets mon amour ? Non, il a dit, sans rire ni sourire, non, j’ai pas envie de faire l’amour avec mes baskets, j’ai quelque chose à te dire. Ah bon, quoi ? Je me suis pelotonnée contre lui. En rentrant de mon bureau, je l’avais appelé : tu as besoin quelque chose ? Non. Du fromage, des Frosties ? Non. Parce que je vais aller faire des courses, il n’y a plus de Coca, ni de thé je crois, tu veux sûrement quelque chose ? Rien. Rien, t’es sûr, c’est dommage, car je voudrais bien te faire plaisir, moi. Alors, fais-moi plaisir, ne me rapporte rien s’il te plaît. Cette conversation m’avait sidérée. Il ne disait jamais non aux Frosties, d’habitude. Jamais non au fromage. Parfois on se levait la nuit, moi pour aller boire une verre de lait, lui pour se faire un sandwich…

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