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07 juillet 2012

Prendre le temps...

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                    Crédit Dessin Pénélope



Je le savais bien que je finirais par vous revenir.

J'ignorais tout de ce rapatriage bloguesque, je ne savais ni pourquoi, ni quand, il aurait lieu...

Mille petites choses m'avaient dépêché des gestes d'appel; pour autant, aucune cause ne me semblait suffisamment valeureuse pour nourrir les pages de ce blog.

J'ai bien griffonné quelques billets, comme des ces lettres que l'on passe une nuit entière à écrire, en forçant sur la roteuse, et que l'on n'envoie jamais.

 

La vie est toujours bien là, avec ses fourberies, ses sournoiseries, et puis aussi, quelque fois elle ressemble à une chanson de Fugain: Croquante, langoureuse, alanguie!

Ces temps-ci, malgré l'irritabilité de mon nerf sciatique qui me fait hennir de douleur comme si un chacal se goinfrait de ma jambe; je n'entrevois rien d'autre que de la torpeur.

La morphine et les onguents y sont sûrement pour quelque chose, par le fait que, dès lors que s'éclipse l'écartèlement, dès que cesse un peu la torture, je glisse dans une moelleuse et très éphémère nonchalance qui est loin d’être sans charme.

Quoi de nouveau sous le soleil ?

L’année a passé lentement, comme un tissu qu’on effiloche, les jours se sont succédés, chacun faisant sa part, chacun collaborant.

Le temps est quand même un putain de traquenard qui à l’instar du charlatan te laisse croire à ses douces paroles ; pourtant l’inventaire des années laisse souvent un relent d’amertume auquel s’adjoint parfois un peu trop de soupirs.

Pour autant, juillet a ce je-ne-sais-quoi de spécial comme un petit chahut sur le calendrier qui carillonne de tous les cotés, un intervalle qui rallie une concomitance d’anniversaires et qui ensoleille tout le reste de ma vie…

Alors que les échéances sont là pour marquer le temps qui passe et dès lors, en principe voir la vie se rétrécir comme une peau de chagrin, ce rappel sur l’almanach m’ouvre tous les horizons et me fait accepter toutes les perspectives.

Je vieillis chaque année en même temps que ma fille et cette concordance de dates me ravit sur des sommets sublimes.

J’aime la consécution de ces deux jours qui me rappellent encore mieux que l’une est née de l’autre, et qui met en lumière tout l’amour de l’enfant pour sa mère.

J’aime ces quantièmes du mois qui me font m’accommoder à mon âge et accepter l’inéluctable.

J’aime la douceur de ces parenthèses successives, qui au fil des ans, me laissent voir grandir mon enfant.

J’aime l’amour des miens, la gentillesse de mes copains, l’agitation des préparatifs.

J’aime la caresse du temps, ses retrouvailles et ses départs.

J’aime l’éclat de ces deux jours qui figent à eux seuls tous  les autres jours ; ceux qui filent et qui ne reviendront plus, ceux qui arrivent et dont on ne sait encore rien.

J’aime ce temps tout en forme et en substance.

J’aime la voix de mon enfant dans mon oreille.

J’aime ce temps hors du temps, celui qui donne même s’il reprend.

J’aime te regarder et entrevoir celle que tu es en train de devenir.

J'aime prendre le pouls de ta joie.

Béni soit aujourd’hui et toujours.

Happy Birthday Perfect Girl…

28 février 2011

RIP Annie...

Elle ne ne sera jamais tout à fait morte...

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16 février 2011

De l'autre côté de mon rêve (...)

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Salut les joufflus,

On a tous reçu des cadeaux daubesques, débusqués à l’arrache, aux antipodes de nous-mêmes.

On en a offert aussi!

Mais, as-tu déjà reçu un cadeau céleste?

The cadal of the perfection exceptionnelle, qui te convoque avec toi-même.

Précieux-intouchable-romanesque- magnanime!

Et, j’ai envie de rajouter Miséricordieux.

Le cadeau de la balle qui tue sa mère.

Moi si.

Je l'ai reçu.

Et la main qui me l’a tendu n’a rien dit mais moi j’ai entendu:

«Je t’offre ce cadeau qui te ressemble parce que j’ai compris qui tu étais…»

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Le cadeau céleste ne faisant pas les choses à moitié, il était dit que je le consommerais, escortée de ma smala bien-aimée.

Samedi, à peu près à l’heure des vêpres, abandonnant nos gaziers (ça fait du bien parfois l’élointitude!) (dit-elle le jour du Valentine’s day!) nous partîmes rejoindre la grande ville.

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Seigneur, Marie, Joseph!

Pourvu qu’il n’arrive rien se disaient nos gaziers dans leur for.

Sans même prendre la peine de nous aider à charger quelque peu la bagnole…

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Oui, je sais tu penses qu’on a vu large.

C'est qu'on voulait être outillées au cas où la lubie aurait pris à Véro et ses musicos de se camphrer avec nous.

On est comme ça, nous autres les gens du Nord, tu le sais bien.

On a fait un pt’it crochet par chez Nanou, qui nous a reçues comme des Vieilles Reines que nous sommes un peu.

Y’avait des bougies, des zakouskis affriolants.

Y’avait Véro qui chantait (pour l’instant) en sourdine.

Manie Angeles qui charibotait.

Y'avait Rachel, la cheville ouvrière du cadeau céleste .

Y’avait mon (grand) bébé qui rigolait.

Christine est arrivée et mon cadeau est devenu encore un peu plus céleste.

Rudement bien qu’on était, là, sous les toits, aussi tu penses bien que l’on s’est volontiers attardées.

On a bu quelques coupes, un peu fumé des salades et on a foncé comme des balles jusqu’au théâtre.

Il était quand même 20 heures quart comme ils disent en Wallonie!

Tellement comme des balles qu’on a failli décéder avant d’y arriver.

Ce qui, pour le coup, eût été hypra céleste. Un peu trop même!

 

On a traversé des couloirs, grimpé des escaliers, claqué des portes.

Le coeur gonflé d'espérance, on a couru jusqu'à Elle.

C'est alors qu'elle m'est apparue.

 

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Perchée sur le plus haut des gradins, presqu'aux cotés de l'éclairagiste, je me suis engouffrée dans le conduit de lumière qui s'élançait jusqu'à elle.

Bordel de merde que j’ai pensé dans ma tête.

Est-ce que cette femme là viendrait vraiment de ma planète?

Elle était là, aérienne et pourtant bien réelle,nimbée de lumière, assise à son piano, les pieds cambrés dans des low-boots vertigineuses, dessinant des demi-cercles avec sa jambe...

Miraculeuse, exaltée, fougueuse.

J’étais top loin pour voir si des larmes coulaient sur ses joues, pourtant ses démons m’ont paru beaucoup plus lointains.

Il y a si longtemps que je l’aime.

Pendant 2 heures de show j’ai remonté le temps.

Celui des tumultes, des turbulences, des aigreurs et des regrets.

Celui de mes plus belles années.

40 ans de chansons, 40 ans de connivence, d’amour partagé avec un public affectionné et bienveillant.

Quelle fierté que de se chauffer du même bois que ces gens là, oh que oui quelle fierté!

Ses bouleversantes parenthèses m’ont émue jusqu'aux larmes:

''Il y a encore pire que le désespoir. Il y a la désespérance.''

Dans mes bras Véro.

Je veux que ton piano fasse encore pendant longtemps des chansons pour moi...

 

 

                           Extraits...

Pour vous les filles, l'entée en scène qu'on a loupée, à cause que Christine, elle prenait les sens interdits...

 

                                            Je veux être un homme...

 

                                  Redoutable

 

                                        Vancouver

Je remercie du plus profond de mon coeur tous ceux qui ont exquisément œuvré au déroulé de cet intervalle enchanté.

Mention spéciale à Corine Delfosse, responsable de la programmation artistique du théâtre Barrière, qui s'est mise en quatre pour nous dégoter une place de dernière minute.

Pensée émue à Catherine que j'ai cherché en vain des yeux dans la salle, lorsque Véro, seule à son piano a entonné "Redoutable". Quel truisme que de te dire, que j'ai eu, à cet instant là, l'envie très forte de te serrer dans mes bras...

31 octobre 2010

Les petits mouchoirs...

J’ai vu les petits mouchoirs.

Erratum.

J’ai vu un chef d’œuvre.

Une sublimité du cinéma Français.

Je vous fais grâce du synopsis, la promo a déjà bien assez vilipendé le film.

Et puis que dire d’un film qui vous révèle, vous contraint, vous bouscule, vous pénètre, vous réveille…

Que dire d’un film qui vous brosse l’apanage de l’amitié, mais aussi de ses défaillances, de ses vanités, de ses oublis et de ses paresses.

Parce qu’on y est.

Du début à la fin.

Ce film est notre histoire.

On sort de là transfusés.

Pendant 2h30, Guillaume Canet nous insuffle des mots d’amour.

On n’a plus qu’une envie, c’est de partir en virée au bord de la mer avec tous nos potes, de siroter du vin, de se caler les joues d’huitres fraîches et bien en chair…

On n’a plus qu’une urgence c’est de rappeler illico nos vieux frères avec lesquels on s’est brouillés peut être un peu trop vite et sûrement depuis trop longtemps.

Soudain, on est d’humeur à dire « Je t’aime »…

Ce qui n’est quand même pas rien dans ce climat de bérézina ambiant.

Foncez-y.

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