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16 janvier 2010

FB Friend

 haitinaufrage.jpg

 

Hier sur un statut Facebook j’ai lu ça !

 

-Juste une pensée pour le peuple haïtien qui n'a pas fini de souffrir-

mdr.

 -Il y a 17 heures- · -Commenter ·J’aime Je n’aime plus ·-  

??? Aime ça.

 

 

 

 

Le "mdr" m'a fait vachement moyen rire.

A force, ça devient déplaisant les statuts FB à 2 balles!

Elle se pavanerait moins la gonzesse,

si elle était aplatie sous une montagne de décombres

percevant,

encore plus-en-dessous d'elle,

le râle précipité de ses gosses

ou Pire

ne percevant plus rien du Tout!

Plus rien du Tout.

Nada.

Que le silence bourdonnant de l'épouvante,

Que le tumulte prolongé du branle bas de combat...

 

 

Sa pensée pour le peuple haïtien a soulevé en moi, une question pas mal glauque, pour ne pas dire lugubre !

A l’instar de cette pintade (et de son FB Friend qui croit bon devoir de lever un pouce !) ; l’Homme s’obstine t-il dans sa connerie lorsqu’en meute, il est victime d’une catastrophe ?

Laisse t-il la place à un ‘‘moi communautaire’’ ou a contrario se fortifie t-il dans le ‘‘moi égoïste’’ qui, sans trêve, le spécifie ?

Pour être moins doctorale, je me demande si lorsqu’on est emporté en masse par l’effroi, que l’on s’embringue dans l’horreur, privé de  ses enfants, veuf ou orphelin, qu’on embarque sans biscuit, halluciné, terrifié continue t-on à se guigner, à se soupeser, à se juger ?

 

J’en ai bien peur.

Et ce genre de statut sur FB n’est pas là pour me désavouer !

 

Ce qui se passe en Haïti nous remet tous en cause.

Il n’y a pas 36 niveaux dans le clapier d’un cataclysme.

Il y en a 3.

 

Au ras du sol, il y a les victimes évidentes. Et leur famille.

Au 1er les témoins, les sauveteurs.

Au second, les médias, les décideurs.

Au 3ème, il y a toi.

 

Tu vois, y’à même pas de grenier !

T’es pas en première loge, mais tu ne peux ignorer le spectacle.

 

Alors, la moindre des choses, si l’on ne peut dépocher quelques picaillons, ça serait au moins de prendre part.

 

Le désordre haïtien n’en est qu’à ses prémisses.

Vont s’ensuivre la panique, l’exode, les rumeurs, les suicides collectifs, la violence, la désignation de boucs émissaires.

 

''Parce que l’âme humaine reste une énigme et que la peur est un aiguillon plus puissant que tout…''

 

On peut rire de tout mais pas trop vite.

 

*Toutes les adresses pour venir en aide aux haïtiens sont ici 

(Demain tu zappes Promod, d'façons c'est à chier Promod, fallait que j'te'l dise- j'attendais seulement le moment- Ou t'achètes un string en moins chez H&M... et tu fais un petit don!)

*Si vous me tenez bien, en faisant tourner un stylo bic (mais ça marche aussi avec un Mont Blanc!)dans mon nombril, le nom de la p'tite marrante de FB, y'a moyen que j'vous l'dise...

( Sinon pour 5 €, que je m'engage à reverser aussi sec, je vous refile sa fiche complète direct!)

 

 

 

23 novembre 2009

On a tous à y gagner...

feuilles mortee.jpg

Y’a des jours où t’es un peu plus chatouilleux.

Disons que faut pas qu’on te titille trop, cause que t’es un peu à vif.

Dans ta tête y’a tout un micmac de mouscailles que tu t’astreins à camoufler bon an, mal an…

J’avais du courrier à poster aujourd’hui.

Pas de la correspondance légère, genre une lettre au Père Noël, ou des bristols pour une ordinaire petite sauterie…

Non, du lourd, de l’austère, du sentencieux courrier, façon saut de l'ange...

Bref, ch’uis arrivée à la poste à pieds, en foulant les feuilles pourrissantes, mes cheveux ébouriffés, mon visage rincé par les pleurs et la pluie.

J’avais choisi un horaire ad hoc.

13 heures, pour couper à la bousculade.

Y’avait deux guichets d’ouverts sur cinq, donc forcément une petite queue à se coltiner…

J’ai pris ma place dans la file.

Y’avait deux guichetières.

La première, clone de Josiane (Balasko) en un peu plus hommasse,  (c'est dire!) la seconde impossible à mettre en balance avec quiconque, rapport qu’elle ressemblait à rien.

Je poireautais complaisamment, du moins le feignais-je !

Je serrais la grosse enveloppe m’interrogeant encore sur la pertinence de son expédition.

 

Bon, s'ils étaient hyperactifs les agents des P.T.T ça se saurait depuis le temps.

Pourtant entre la prestesse et la cagnardise y’a un monde.

Quand ce fut mon tour, Josiane, elle a gentiment sorti son placard «  Guichet fermé ».

Illico, j’me suis retournée vers la banale (celle qui ressemblait à rien).

Elle m’a fait un p’tit battement de cils et « Je reviens » qu’elle m’a riposté…

Elles se sont (mal) planquées derrière une pile de colissimos et elles ont commencé à jacter les putes.

Et Noël, et le compte à rebours des vacances, et les -j’en peux plus-, et les -ch’uis morte-...

 

J’ai cru que j’allais passer par-dessus le guichet, les empoigner par leur tignasse et les enjoindre d’expédier ma putain de lettre.

Moi,c’que j’demande à un fonctionnaire, c’est qu’il fonctionne.

Bin, tu sais quoi?

J'ai rien fait.

Rien. Que tchi.

J'allais bondir.

J'me suis retournée, je cherchais un client qui aurait cautionné ma rage.

Y'avait une jeune fille, toute frêle, toute vacillante, les yeux rougis par le chagrin.

Elle serrait contre son coeur une boîte de faire-part funèbres.

Elle respirait par petites secousses comme le font les bébés qui se sont endormis après un long sanglot.

Elle a jugulé ma colère d'un coup.

Ch'uis sortie encore plus triste...

Oui, y'a des jours comme ça, t'es un peu plus chatouilleux...

 

 

 

16 novembre 2009

La gifle

legion veste.jpg

 Cherchez plus de quel bois se chauffe notre Président, ni quels sont les vrais traits de sa personnalité… Tout est là.

Le voilà le véritable, l’authentique, l’irréfragable Nicolas Sarkozy…

Humilier, abaisser, aplatir, bafouer c’est donc ça les nouvelles valeurs ?

Prenez le temps de regarder cette vidéo, et appréciez la violence de la gifle…

Dégueulasse de le voir passer en revue tous les prolos qui ont traversé la vie du saltimbanque (entre autres, son père!) et de les conspuer en se gaussant.

Et le grand flandrin à côté qui subit et qui consent !

 

Parlons en d’ailleurs du grand flandrin qui pue du cul !

Consternant, hier soir au journal de 20 heures.

Si tu m'crois pas clique ici

‘Ma mère est drôle sans s’en rendre compte !’

Ca m’a remis en tête, un vieil air de Lama:

« Tel qu’en lui-même enfin le triomphe le change,

Ce garçon si gentil, si joli, si poli

Un démon sommeillait sous son visage d’ange

Et la gloire qui dit tout, le révèle au grand jour… »

 

Dans le patois de chez nous (qui est aussi celui d'chez lui !) on appelle ça

- Un baudet qui est devenu qu’va !

 

Pour le coup je ne saurais que trop conseiller à Madame Boon Mère de veiller à retendre l'élastique...

J'vous laisse, j'vais vomir...

08 octobre 2009

le fric c'est chic!

ecole.gif
Crédit photo

 

A une époque,

lorsque tu bossais à l'école,

t'avais un bon point

bonpoint.jpg

et, quand t'en avais 20 

t'avais une image.

Si l'instit voulait grandement te gratifier,

il t'envoyait essuyer le tableau.

C'était le faîte de sa reconnaissance !

Si l'envie te prenait de sécher les cours,

t'échafaudais des plans dignes de

Michael Scofield

pour pas te faire pincer.

prisonbreak.jpg

Si par malheur,

 tu te faisais gauler,

t'allais expier ta faute le samedi après-midi

en dissertant sur l'œuvre de Jules Ferry.

C'était comme ça,

y'avait pas à tortiller !

Aujourd'hui,

on va couronner les élèves assidus

en leur octroyant une prime de 10000 euros !

Billets_Euros.jpg

En plus d'être gratuite,

l'école devient payante...

Pour faire quoi l'argent ?

Bouffer ?

Que nenni.

Pour payer des S'Miles...

Avant en voyage de fin d'année,

si t'avais un peu d'chance,

t'allais voir la mer.

Présentement,

tu vas pouvoir t'offrir un week-end

à la Mamounia

ou un déjeuner

chez les frères Troisgros !

A la question « Where is Brian ? »

On répondra :

"Brian is au club med, because il s'est levé at 7 am every day.

Brian is brave! " 

ou

"Brian is aux putes, because he's going at school every day.

Brian is a good boy!"

Si ça

c'est pas de la démagogie consumériste,

moi,

je suis Bo Derek!

BoDerek.jpg