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12 août 2009

Orange Pressée

orange_global.jpg

L'internet c'est génialissime.

Etre contre le web c'est comme être contre le Club Med

ou le congélateur !

C'est puéril et péremptoire.

Le web c'est génialissime, ok.

Du moins quand t'es connecté !

Le petit @ a chevroté intensément sur ma livebox

pendant presqu'un mois

et ce clignotement m'a lanciné à un point

que certains soirs,

j'aurais été capable de défoncer la vitrine de chez Orange

à la voiture bélier.

Un jour, alors que j'étais fébrilement en train de faire

et de refaire mes comptes

sur le site de ma banque,

(ce qui en soi est déjà un horrifiant affairement !)

ma connexion me planta.

Agacée, je filai jusqu'à l'étage réinitialiser la bécane.

Une fois,

2 fois,

10 fois.

De l'Agacée,

je passai à l'Excédée Attitude.

Je finis par camper le PC près de sa livebox,

et une partie de ma nuit se passa à

brancher, débrancher, clipper.

5 heures de sommeil en moins

et 2 paquets de Benson plus loin,

je dus bien admettre que j'étais

une Bintje en Geeketteries.

J'ai déjà tant de qualités

que ce constat ne me mit nullement en désordre.

Au petit matin, je partis à grand-peine gagner ma vie.

Je n'étais pas fatiguée,

j'étais é-chi-gnée, vois-tu.

Tout sur moi était trop lourd.

Voire même urticant.

Tout.

Même le mascara pesait une tonne sur mes cils.

cils.jpg

Mes tongs d'ordinaire, si légères

rappelaient la touffeur des Moon-Boots.

Je te prie de croire Bouton,

que ce matin là je ne te fis point de cadeau

et que tu dégainas ton flouze encore plus rapidos.

Bref, une fois que je t'eus dépouillé comme il fallait,

je me remis en route.

Je ne crains pas le chaud

mais là dans ma petite auto

j'étais comme une chipo sur le grill.

Après 2 heures de rocades,

de radars,

de bouchons,

Los_Angeles_trafic.gif

je me parquais devant Mon agence Orange.

Orange,

tu vois, la boutique aux multiples slogans.

Du genre:

"The Future's bright, the Future's Orange"

"Open"

"Together, we can do more"

Et mon cul c'est du poulet?

 

Je pénétrai dans l'antre

de ce qui allait devenir

le canevas de mes cauchemars !

Une grande bringue enceinte s'avança vers moi.

Je lui tendis la Livebox et exigeai un test.

Elle : «  C'est impossible de tester le matériel, le Monsieur n'est pas là... »

Moi : « Comment ça le Monsieur n'est pas là. Vous êtes 30 à bosser.

Personne ne sait tester une livebox ici ? »

Elle : « Non »

Moi : «  Donc, en somme vous ne servez à rien »

Elle : (Sourire chevalin)

Tu sais le genre de sourire qui veut dire :

T'excites pas connasse, t'auras pas internet aujourd'hui !

«  Revenez demain à 9H30 »

Moi : « Je travaille demain »

Elle : «  Bin, vous êtes bien là aujourd'hui ! »

Là, sur-le-champ, je me suis barrée.

C'était plus prudent,

j'aurais été capable de la fracasser

elle et son petit poulain...

J'ai rongé mon frein ou mon frein m'a rongée.

Le lendemain, je me suis repointée à l'agence.

Elle m'attendait la grande bringue.

Quand enfin le testeur de boîtier daigna vérifier mon matos,

elle l'appela dans l'arrière-boutique.

Je fulminais.

Le testeur de boîtier réapparut.

L'humeur soudain malplaisante.

Je le brossai alors dans le sens du poil,

et mes éloges dithyrambiques

eurent raison de lui...

Il m'échangea tout l'outillage

et je quittai la boutique avec un fourbi de matos flambant neuf.

Hip Hip Hip Hourra...

Une fois à la casa, assise en tailleur,

 devant les fils, les prises, les câbles,

je compris que mes codes de connection étaient restés à la boutique.

Bon, oui je m'en suis retournée!

Avais-je un autre choix ?

Ma nouvelle livebox fonctionnait à merveille,

l'incident était clos ou du moins le pensais-je!!!

Le cessez-le-feu fut de courte durée.

The famous petit @ remit ça dès le matin!

Je ne peux te conter mes heures de chicane

avec le gazier de la hotline.

Ca serait les revivre.

Mes chakras commencent à peine à se décoincer

et ma tension artérielle baisse peu à peu...

La galère a duré un mois.

Ce matin France Telecom a finalement envoyé un sous-traitant

qui en 5 minutes a cerné le problème.

Ca marrrrrche...

Mais jusqu'à quand ?

 

 

22 juin 2009

Et ton père?

aime-ton-pere.jpg

 

Je vais encore te parler de fêtes aujourd'hui.

Plus spécialement des fêtes familiales.

Moi, je les célèbre toutes.

Les anniversaires,

Noël,

Pâques

et tout le bataclan ...

Tu l'auras compris,

j'ai déjà du mal à résister à une embuscade

donc tu penses bien que je ne vais sûrement pas faillir à une coutume !

 

Non seulement, je me soumets aux observances

mais j'en imagine

et j'en établis...

Ainsi, depuis quelques années,

j'ai décidé de faire une grande fête chez moi,

à l'aube des vacances.

Une fête de famille,

d'enfants,

(ouais pas 212 non plus hein ?),

d'amis.

Une fête pour laquelle

je m'éclate à faire des listes,

à échafauder des menus,

 à faire la popote.

Bon, t'es pas chez une cousette ici,

aussi, tu n'auras ni photos de mes meringues,

ni recettes de mes zakouskis.

Je me cantonnerai pour tout potage

à t'expliquer mon attachement aux rites.

Je conçois malaisément

que l'on puisse avoir horreur des fêtes de famille.

Je comprends que l'on puisse avoir

des contretemps,

des dilemmes,

des empêchements.

Ce que je ne saisis pas c'est  le désintéressement pour ces traditions,

et surtout je me dis que

si plus personne ne les  perpétue,

et bien tout simplement,

un jour,

y'en aura plus.

Paradoxalement,

aujourd'hui je n'ai pas arrosé la fête des pères.

Non que j'ai un quelconque problème avec mon géniteur,

loin de là.

J'aime mon père.

Ou plutôt j'ai cette chance inouïe

   d'avoir conscience d'aimer mon père

et d'être certaine d'être aimée de lui.

Mais il n'y a pas que moi,

mais il n'y a pas que mon père.

Il y a près de moi d'autres enfants blessés,

d'autres pères malheureux et interrogateurs...

Des enfants et des pères pour qui cette journée a un sale goût de larme et de rancœur.

Des enfants pour qui cette fête réveille la culpabilité

et qui gâche la journée.

L'idée d'appeler ou de rendre visite traverse la tête 10 fois,

20 fois,

100 fois dans la journée

puis se fait la malle aussi sec.

Le père qui attend,

qui attend

mais qui au fond n'attend rien.

Lequel est le plus malheureux ?

aiimetonperee.jpg
On ne donne pas la vie
pour empêcher de vivre.
Aujourd'hui,
on cumule
Fête des pères
&
Fête de la musique...

Ca va foisonner les pères esseulés,

les oreilles collées aux baffles

et les yeux embués.

Souviens toi de Pinocchio :

« Tous les pères sont les mêmes !

Vient toujours un moment

où ils ne voudraient pas être regardés par leur fils

avec les yeux qu'ils leur ont faits. »

Si t'en vois un,

perdu dans la folle nuit,

somme-le

de se fringuer en punching-ball,

d'avancer vers son môme

 et seulement

d'écouter ce qu'il a, à lui dire.

C'est aussi cela la fête des pères...

 

 

 

10 juin 2009

Corbeau

concorbeau.jpg

Crédit photo FlickR Yoyoaliasnoub

Les gens, je rêve...

Peut être,

tu le sais,

j'ai crée une page

Fan de Charogne

sur Facebook.

D'aucuns penseront

que j'ai un ego surdimensionné

 et que faut être bien outrecuidant

pour s'offrir un Fan Club,

ce à quoi j'ai envie de répondre

que si Claude Barzotti,

il en a un de fan club,

j'vois pas pourquoi,

moi j'en aurais pas...

Donc,

ce matin en bonne régisseuse

j'ai voulu recommander mon patronage

 à de nouveaux amis

pour qu'ils deviennent

des groupies de moi.

Et j'ai pas pu...

Un corbeau a signalé le contenu de ma page comme

 Abusif.

Enfin,

je dis un corbeau pour être classieuse

mais en vrai ça s'appelle un

CON-1.jpg

 

Et Facebook,

ce bâtard,

il a obéi et a bloqué mon application.

con3.jpg

 

T'magines bien

que j'en ai vu d'autres

et que ça va pas changer grand-chose

dans ma life

n'empêche que je considère l'attitude

comme une scélératesse

pour être hyper courtoise !

 

Alors comme ça

n'importe qui peut décider de censurer une chronique ?

C'est à croire...

Me voilà donc bannie

au même titre

que les forbans de la toile

moi qui ne suis que

Délicatesse

et Charité!

J'ai pu tracer le Faux Frère

à la faveur de

son adresse I.P

et peut être que les prochains jours

je publierai ici

son

Portrait Robot...

Et Tac...

J'en profite pour rapeller

aux censeurs en tous genres

qu'ici

on est sur un Blog

et que la façon la plus simple

de s'insurger

consiste simplement

à se casser...

 à D, les gens...;)))

 

 

12 mai 2009

Madame Bovary c'est L

ladumadame_bovary_shot.jpg

T'as même pas idée comment je m'sens bien dans la peau de cette charogne, ça m'a donné le karma instantané comme y dit John Lennon que mes chakras c'est plus ouverts qu'ils sont, c'est carrément béants...

Comme quoi ça tient à peu d'choses la félicité...

Aujourd'hui, c'est brisage de blog, et j'te préviens que j'vais pas faire dans le lèche boules, c'est que j'ai un pic à glace, now !

Donc si t'es un chouïa cul-cousu, si ta tête, elle est trop près d'ton bonnet d'nuit, j'te conseille de débarrasser le plancher illico...

 

J'suis pas payée (ça ne saurait tarder) pour te filer le bourdon.

Ca va être un peu long, mais j'vais t'mettre des images...

 

Pour éclairer ta lanterne, vois-tu, la blogosphère est une confrérerie absconse, mais comme je n'ai point l'intention de faire secte, (je n'ai qu'un désir celui de devenir influente !) (Sic...)  je vais t' parler des bavures qui me foutent grave la haine.

Tu t'doutes bien que si j'ai ouvert un blog c'est que j'aime les blogs.

Et les blogs d'humeur de préférence.

J'aime l'idée qu'on puisse pérorer et réduire à l'absurde tout et n'importe quoi, que l'on puisse pactiser avec des gens encore plus perchés que soi.

Pourtant il y a un spécimen de bloggeuses à qui je tricoterai bien les côtes, à qui je maraverai bien la tronche...

J'en appelle ici aux nunuches, aux nouilles, aux niaises, aux niquedouilles, aux noix de la blogo.

OUI, ces filles me consternent autant qu'elles me terrassent.

Cette colonie de punaises, disciples de Candy affluent chez tous les hébergeurs, aussi, afin de te faire cerner, au mieux l'affaire, je m'arrêterai ici à un seul cas de l'espèce.

 

Si son blog est un ramassis de fadaises et de billevesées, je ne conteste nullement sa contenance, chacun est libre d'écrire ce que bon lui semble, et c'est encore heureux.

 

T'as lu Madame Bovary ?

Et bien c'est Elle, L

Souviens-toi, Emma aspirait à une vie de rêve qu'elle n'avait jusque là côtoyée que dans les romans à l'eau de rose.

Un  bal fastueux la convainc que cette vie là existe mais le gouffre qu'elle constate entre l'opulence du château et sa mièvre vie déclenche chez elle une Nervous Breakdown.

Qu'à cela ne tienne, son mari décide de migrer ailleurs.

La naissance d'une fille la divertit un temps.

Persuadée que l'herbe est plus verte chez le voisin, elle s'entichera de Rodolphe qui la plantera aussi sec.

Nervous Breakdown again.

Elle se lance alors dans une vie de dépenses et de désordres, une ténacité d'être toujours plus et toujours mieux, ce qui la conduira tout droit au bouillon d'onze heures...

 

Notre bloggeuse aujourd'hui, c'est Emma.

Elle aime la vie pourvu qu'elle soit peuplée de Liberty, de macarons Ladurée, de tout, de rien du moment que cela soit estampillé.

Et c'est son droit.

laduree.jpg

 

Ce que je trouve en revanche hyper méga anti-romanesque c'est d'embringuer des mômes dans sa propre déchéance, de les exposer, de les exhiber, de les offrir chaque soir à la férocité démoniaque de la toile.

Le Web n'est pas la galaxie des Bisounours, il fourmille de serpents,  de démons,  de barbares et étaler la photo d'un enfant, fût-ce devant un frigo Smeg ne révèle pas de légèreté mais d'un indiscutable dérangement.

laduSmeg.jpg

Ca s'appelle tout simplement être à la masse.

Toutes les confidences sont lâchées dans le blog, de l'adresse de la baraque, aux jours où Monsieur Bovary est au loin...

C'est tellement plus simple pour le loup qui peut planifier l'attaque de la bergerie.

 

Emma, c'est pas pour enfoncer le clou, sais-tu qu'

" On oublie quelquefois le mal que l'on a souffert, jamais celui que l'on a fait. " Avâdanas.

 

Allez à D mes Ours...

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