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28 septembre 2009

Cheveux crépus & galoches coquées

 

 

 

chicoree-frisee-de-ruffec-semences-graines.jpg

Parmi les come back modesques de cette saison,

y'en a deux qui me font fort fort fort peur.

Nos grand-mères, souviens toi nous répétaient en boucle :

« Bien coiffé, bien chaussé » ...

Bin j'espère que la mienne, in the sky,

elle peut pas feuilleter les revues de mode,

parce que sinon j't'assure qu'elle doit renauder sec,

 Bonne-maman !

Faut qu'ils se calment les prétendus pionniers de la tendance,

faut qu'ils se calment et surtout

qu'ils cessent de nous prendre pour des broutarts en transhumance !

 

Je conçois que la création ait ses défaillances

et qu'accoucher de nouveaux looks chaque saison,

c'est harassant, je conçois !

N'empêche que c'est pas une raison

pour nous sortir des resucées des années septante !

Pour cette rentrée,

il était tellement mou de l'inspiration le matador du fagotage

qu'il est allé nous rechercher des antiquailles,

en pensant que nous,

les agnelles de la fashionnerie

on ne verrait que du feu

et qu'on plongerait fidèlement.

 

Alors le gourou,

il a repensé au précepte de mère-grand,

le fameux:

«  Bien coiffé, bien chaussé »,

il a survolé quelques vieilles plaquettes

et sa frimousse s'est éclairée

d'un sourire d'orgueil, de fatuité, d'arrogance.

 

Il la tenait the idea.

 

On va leur ressortir la permanente et les Doc,

qu'il a lancé le forban.

Encore une chance qu'il l'ait arrêté là

sa bécane à remonter le temps,

à un cheveu près

il nous ressortait la choucroute de BB et le fourreau vichy !

 

La permanente c'est

NON.

OK ?

Comprendo?

Tu te rentres bien ça dans le pain de sucre,

c'est non.

T'es jeune, c'est non.

T'es vieille, c'est non.

T'as les cheveux raides comme la justice, c'est non.

T'as la tignasse fritz comme un Breitschwanz,

frisé.jpg

 tu ne touches à rien !

 (tu ne surfrises pas, tu ne défrises pas)

 T'es un homme, c'est non, non et RE-

NON

Un homme ne passe pas 3 heures chez le coiffeur

à se faire poser des bigoudis.

Ni des papillotes d'ailleurs.

Un homme ne fait donc pas de permanente.

( Pas de mèches, non plus au demeurant !)

T'es belle,

Tu t'appelles Vanessa Paradis?

Alors, c'est non.

T'es moche, c'est Non. 

(T'as même pas idée comment

le cheveux permanenté va  t'amocher davantage !)

 

J'pourrais t'en raconter des historiettes sur l'indéfrisable.

Tiens,

quand j'avais 16 ans,

j'avais une coupe au carré d'enfer.

La crinière en bonne santé,

comme une pub Ecrinal,

et toussa.

Et toc,

la foucade,

le caprice :

« J'friserai bien mes cheveux »

J'avais du mater une pub de bombasse frisée,

et j'm voyais déjà en Boucles D'or.

Les 3 Ours se mourant d'amour pour moi !

Entre Elie Chouraqui

et Mireille du petit conservatoire,

qu'on aurait dit,

lorsque je suis sortie du salon !

friseeliee.jpg
frisémireille_gb.jpg

 

2 heures plus tard,

j'avais tellement pleuré qu'on aurait dit un lapin Astrex

atteint de la myxomatose.

Je ne le frisais pas le ridicule,

je l'endurais.

 

Pour le conseil,

souviens toi bien qu'un cheveux

soumis aux affres de la permanente,

raccourcit.

(La Frange aussi)

Genre que si tu permanentes sur un carré court,

la pointe de ton cheveu

elle se contracte si fort

qu'à tes cotés

  François 1er 

 on le prendra pour un Beatles !

friséfrancois_1er-1.jpg

 

L'autre hérésie du créateur,

c'est le retour de la Doc Martens !

Je te rappelle en passant que ces grolles

ont été inventées par un toubib,

et qu'à moins de souffrir d'arthrose vertébrale,

un pied de fille ne doit jamais entrer là dedans.

Crois-tu vraiment,

que le Prince charmant aurait retourné ciel et terre,

si Cendrillon avait égaré ce croquenot de manœuvre,

sur le perron du château ?

Vas mater un peu dans le dressing de Carrie Bradshaw,

tu penses que tu va trouver des godasses de sécurité dedans?

Sérieux,

quel homme draguerait une fille en rangers ?

QUI ?

Même pas certaine

que le gagnant de Koh Lanta puisse te repérer...

Sans te percher sur des talons vertigineux,

y' a quand même autre chose à porter

que ces infâmes écrases-merde coqués...

Nan ?

Si...

Tant que tu y es,

ressors aussi ta chemise écossaise en pilou !

Faut les contrecarrer d'urgence

les arsouilles du Must-have...

Cette saison,

si tu les écoutes

l'été prochain t'es bonne

pour la coupe de Desirless...

desireless-nowcutyourhair4.jpg

Take Care, Bouton, Take Care...

 

30 août 2009

Elle is dead...

 

ELLLL.jpg

Le "Elle",

j'crois que j'ai appris à lire avec.

Chaque semaine,

alors que je visitais ma grand-mère,

je me lovais dans son vieux club

et je dévorais la revue

d'une seule traite.

Le "Elle" m'a guidée,

aiguillée,

éclairée,

inspirée,

enseigné...

Quelque part  le Elle m'a façonnée,

et si aujourd'hui,

j'ai la prétention de penser que je possède

"un oeil"

avisé et sagace

en matière de bon goût,

c'est en partie au Elle que je le dois.

Pourtant

de plus en plus,

comme un vieux pote

que tu vois

fréquemment

et qui n'évolue pas comme toi

aujourd'hui

le ELLE me soûle...

Ses diktats de branchitude commencent à me chauffer grave...

Le "ELLE"  qui se voulait un magazine de référence

a basculé dans la facilité.

Le "ELLE"  savait inventer la mode,

à contre courant des canons esthétiques,

des dogmes,

 il était maître pour révéler les égéries,

telle que Sagan en slim blanc, marinière et pieds nus dans ses chaussures,

saganlelievre_.jpg

 

telle que Hepburn en Wayfarers, collier de perles et silhouette Givenchy...

audrey-hepburn-.jpg

Le "ELLE"  c'était l'inspiration,

l'imagination,

l'influence...

T'avais pas besoin de payer l'ISF

ou de taper des revolvings pour te construire un look,

Le "ELLE"  t'inculquait l'allure,

t'initiait à l'élégance...

Est-ce l'époque,

est-ce le monde,

est-ce la mode qui ont fait que "ELLE" se soit à ce point galvaudé?

Regarde, ce qu'il est devenu aujourd'hui ton "ELLE"...

La rentrée Trendy des petits...

 

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Pour faire comme maman.
Imperméable croisé avec boutons en corne gravés du logo Burberry, environ 267 €, Burberry.

 

 

 

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Des ballerines pas nœud-nœud « Miss Marc Jacobs », à partir de 150 €, Little Marc Jacobs.  

 

                                                                                

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Des imprimés qui rappellent les vacances !
Robe, 99€, Antik Batik.

ABBB.jpg

 

T-shirt « Monkey », à partir de 47,50€, Little Marc Jacobs.

 

Voilà, j'ai perdu ma boussole,

j'suis pas certaine que ça soit comme ça qu'on élève des gosses...

Madame Lazareff, Madame Giroud, réveillez vous, Elle est devenu fou!


13 août 2009

Addictions

addiction1.jpg

On a tous une addiction.

Ou plusieurs.

Au tabac,

à l'alcool,

à la bouffe,

au sexe,

au boulot,

aux blogs,

aux fringues,

au poker...

Paraît que y'en a même dont la came c'est le sport.

A ce propos, je rêverais d'arguer que  je suis accroc au jogging

et que sans mes 20 bornes quotidiennes,

 je suis en manque.

C'est un rêve.

Et là n'est pas mon sujet.

 Prenons pour exemple la dépendance à la bouffe.

On a tous déjà tenté des dizaines de régimes.

Au départ, on est tous dotés d'une volonté d'acier.

Mais la volonté a ses limites,

et sans rigueur nulle victoire concevable.

Au début de la diète,

c'est obsessionnel,

on rabâche en boucle les mêmes théorèmes.

Pour un peu,

 on scrapbookerait le frigo

 avec les fesses galbées des pubs Aubade.

aubade chute.jpg

Et puis la détermination s'étiole,

et l'on se retrouve un jour chez Mac Do

devant un Maxi Best Of,

salivant devant une chope de bière

en plastique et

sans mousse !

biere.jpg

Et l'on replonge !

 Les marketeux ont bien capté l'affaire.

Nos vices et nos dépendances

leur augurent encore de beaux jours à venir,

et même la crise n'aura pas raison d'eux.

 

Si tu ne supportes plus que ton corps périsse dans la bouffissure,

si tu es esclave d'une quelconque addiction,

si tu as tout tenté et

 qu'à chaque fois tu rempiles pour l'enfer,

Stickk.com 

est peut être ton Sauveur.

Tu t'inscris gratuitement sur le site,

tu définis ton challenge

et sa date butoir.

Tous les défis peuvent être relevés :

Maigrir,

faire du sport,

ne plus manger tes crottes de nez,

ou parler plus gentiment à ta belle-mère !

Ensuite, tu communiques à Stikk.com

le nom d'un de tes potes qui fera office de garant

et qui pourra attester de ta réussite

ou de ton échec.

Pour finir tu détermines l'enjeu du challenge.

Ou tu mises sur ton honneur,

(ça tombe bien t'en as un peu plein tes poches!)

ou

tu t'engages à aligner quelques biftons !

Dans ce cas,

Stikk.com établit un contrat

qui stipule la somme que tu t'engages à payer en cas d'échec

et qui tu choisis de faire profiter.

Tu suis?

Ca peut être ton pote témoin,

l'Ex de ton mec,

une association caritative

ou pire,

une asso que tu détestes.

C'est là que la stratégie du site est vraiment véreuse.

On te propose une liste d'assos ' anti-caritatives',

du genre la NRA Foundation qui promeut les armes aux US,

les Scouts d'Europe, 

 les antis IVG.

etc...etc...

Une vraie sale façon d'aider les faibles !

 

Où va-t-on Bouton, où va-t-on ?

Je te le demande.

03 août 2009

Lâchez-moi...

marron.png

 

Moi je dis qu'à « ELLE »,

ils deviennent un peu du genre,

complètement sots.

OK,

Août est une période creuse,

 il est donc logique de déterrer les bons vieux marronniers,

mais faudrait voir quand même

à pas trop nous prendre pour des jambons,

vois-tu...

En septembre,

 on nous ressortira

le poids des cartables,

la rentée littéraire,

les vendanges

et le vaccin anti-grippe.

En attendant,

 aujourd'hui dans ma BAL,

j'ai eu droit à un mail

so aoûtien,

so excitant, and

so encourageant :

Minceur : Comment se lâcher sans prendre un gramme ?

 

Sur le moment je me suis dit :

Chouette,

se lâcher,

enfin briser les chaînes,

s'enflammer...

 

Bin, bin, bin

que j'faisais à la fin de l'article,

rien de nouveau sous le soleil,

y'a pas à chier

si tu veux t'apparenter à la chétive brindille des podiums

qui se la pète en marchant,

va falloir te serrer grave la ceinture.

Te corseter même,

voire te fusitiger !

 

En gros,

 pour ETRE maigre

il faut FAIRE maigre.

L'envoyée spéciale de la minceur du Elle,

( le magazine qui commence à nous prendre grave pour des andouillettes !)

elle t'explique que

SURTOUT

faut zapper le dessert.

 

En blackboulant l'entremets,

y paraît que les calories que t'as absorbées

au déjeuner

sont cramées par tes activités de l'après-midi...

 

 Poisser tes cuissots de graisse à traire,

faire pipi dans l'eau,

décrypter Closer, Voici ou Gala,

mater les CRS en moule-bite sur la grève

 sont-ce des activités ?

Sois sincère Bouton,

sont-ce des activités ?

 

Si tu fais partie de celles et ceux qui enchaînent les gymnastiques,

qui, du volley se pointent à la plongée,

ou du fitness déboulent au tir à l'arc ;

sois gentil de tracer ta route.

D'façons, on partira jamais en villégiature ensemble.

 

 Ca me rappelle de vieilles vacances en Crête

avec mon vieux chéri.

 Nous avions éclusé tous les rades du port.

Nous nous apprêtions à regagner nos pénates

lorsqu'une famille entière de taverniers

nous supplia

(oui, su-ppli-a, nous sommes hyper-charismatiques!)

 de prendre un verre.

Nous bûmes à leur prévenance,

à leur tendresse,

à leur sirtaki.

 Cela s'entend,

le lendemain nous étions démolis,

aussi, nous décrétâmes d'endiguer nos céphalées

par une virée en mer,

ultra-sportive.

A savoir,

une flânerie en pédalo.

Ca peut être très physique le pédalo.

Ca peut être très nonchalant aussi.

pedaloss.jpg

 

Nous avions (encore une fois) opté pour la torpeur.

Nous nous laissions piane-piane dériver vers le large,

exactement comme dans cette chanson de Sardou,

"Il y avait un Requin Chagrin

Requin Chagrin...

La La La La La La La...

Toi, sur le bateau de ton pèèèèèèère,

tu bronzais nue à ciel ouveeeeeeert,

les oiseaux survolaient tes seins..."

sardou.jpg

Brusquement,

je fus prise d'une irréfrénable envie de bière.

Va savoir pourquoi,

 les penchants de l'ivrognerie

sont souvent déconcertants !

Je tentai un embarrassé :

 « T'as pas soif ? »

à l'homme qui lisait

ou qui feignait de lire.

Mon envie devint obsédante.

 

Je devins harcelante.

 

Nous pédalâmes comme des furieux

 

pour rejoindre la plage.

 

Je vis l’homme courir jusqu’au bar,

 

puis reparaître,

 

chancelant sur les galets saillants,

 

la bibine chahutée…

 

Je me souviens avoir murmuré :

 

« Le nul, il fout tout à coté ! »

 

 

 Tout ça pour t’énoncer sans détour

 

l’idée que j’ai du « lâchage »…

 

Commencer l’apéro par un Perrier

 

ou un thé glaçé,

 

boire un seul verre de vin au lieu de 2,

 

pour moi c’est so thaumaturgique…

 

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