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22 mars 2010

Dallas...

 

 

 

La blogosphère c’est Southfork.

Un univers encore plus impitoyable  que celui des Ewings et des Barnes.

Encore plus fielleux, encore plus pervers.

On croirait pas hein ?

Ben si !

Au commencement, tu lis des blogs.

Tu vas au hasard de la toile, tu repères et tu balises doucettement ta coursive en loucedé.

Tu feuillettes, tu lis, tu entrevois, tu entends…

Puis vient un temps où l’entreprise te tente.

Pourquoi t’en aurais pas un toi, des blogs ?

Il te prend d’un coup le caprice telle ta dernière bluette, lorsque t’as écouté un concerto pour piano de Saint-Preux et que tu t’es mis à rêver d’un demi-queue !

C’est vrai que tu plonges vite…

Alors, par un dimanche brouillardeux, en même temps que tu t’esquintes à couver des yeux la pluie qui transpire sur la vitre, tu te lances.

On verra bien si tu t’y tiens !

Au début, t’écris comme une furie.

Tout est matière.

Tu transgresses, tu déroges, tu désobéis, tu méprises, tu outrepasses.

C’est ton bouclard.

C’est comme une deuxième vie.

Y’a du monde à la messe ?

Tant mieux, t’adores ça toi les rencontres.

Au bout de quelques temps, y’en a  même qui commencent  à t’traiter en camarade.

Si tu te figures que la proximité n’est que virtuelle, qu’il n’existe pas de vraie corrélation entre le tôlier et son lecteur, t’as rien compris au blog.

Ca peut sembler incorporel un blog, pourtant l’interaction, elle, est bien vivante.

Oui, un lien se tisse.

Une intimité insondable déboule soit par le biais de la lecture silencieuse, soit par le biais des commentaires.

Cet attachement  tantôt  généreux, tantôt stratégique, n’en reste pas moins un vrai sentiment.

 

Ca c’est le coté décontracté du blog.

Chez les filles, la taca taca tac tac tiqu’ de la blogueuse c’est le réseautage.

En gros ça veut dire que si tu te bouges pas un brin le fondement, faut pas t’attendre à tirer de l’entrelacs de la blogogeoisie.

 

Si t’es pas trop dur de la comprenure, tu piges vite que pour entrer dans la zone lumineuse, faut rabattre des Customers !

Et pour le racolage, ton flyer, c’est le commentaire.

Moi, par exemple, singulièrement j’en ai pas bézef des commentaires.

Les premiers temps, j’ai pensé que c’était parce que les gens, ils étaient médusés par mon génie, tant et si bien qu’ils osaient pas les lâcher les com’s !

Soit dit en passant, si c’est pour avoir du ‘‘Lol’’ ‘‘Mdr’’ ‘‘T’es géniale’’, j’aime autant oualou.

Ben ouais, le com c’est un faire valoir, l’assistant du héros, si t’aimes mieux !

 

J’ai donc remâché l’interrogation dans ma tête.

Pour que les gens, ils viennent visiter mon opuscule, fallait que j’aille leur livrer du flyer directos à domicile.

Dès lors, j’ai choisi une poignée de fillasses branchées et ch’uis allée leur porter des invites.

Faut pas te planter dans le Happy Few !

Pour t’illustrer, lorsque Cathy Guetta, elle donne un bal, elle s’en va pas tracter à la Halle aux Chaussures.

L’ennui c’est que moi, les génuflexions, le fayotage c’est pas vraiment dans ma nature.

Lécher de la cuissarde à tout va, je sais pas faire.

Je glose si j’ai envie de gloser, quand une blogueuse débloque je ne m’empêtre pas dans l’atermoiement si j’ai envie de lui dire qu’elle pue du cul !

Je reluque une fille depuis quelques temps, et c’est trop marrant.

Elle en veut la petite, elle commente chez toutes les influentes.

A l’heure où blanchit la campagne, elle paraphrase chez Garance, elle congratule Deedee, elle glorifie Fonelle.

On la voit plus trop chez Violette rapport que l’autre jour, elle s’y est fait gentiment  remonter les épaulettes…

En définitive c’est fort culturel le blog.

Moi?

La vie de ma mère, même si je ne dois jamais brûler sous les feux de la rampe, mes flyers c'est au compte-gouttes que je les dispense, où je veux, quand je veux...

Et parole de Charogne, que si tu le vaux bien!

Que tu sois, ou pas, un people de la blogo, en fait, j'en ai strictement rien à carrer!