Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28 février 2011

RIP Annie...

Elle ne ne sera jamais tout à fait morte...

annieeeeeee.jpg

 

Annie_Girardot.jpg

annie.jpg

annieee.jpg

anniee.jpg

annie-girardot.jpg

31 octobre 2010

Les petits mouchoirs...

J’ai vu les petits mouchoirs.

Erratum.

J’ai vu un chef d’œuvre.

Une sublimité du cinéma Français.

Je vous fais grâce du synopsis, la promo a déjà bien assez vilipendé le film.

Et puis que dire d’un film qui vous révèle, vous contraint, vous bouscule, vous pénètre, vous réveille…

Que dire d’un film qui vous brosse l’apanage de l’amitié, mais aussi de ses défaillances, de ses vanités, de ses oublis et de ses paresses.

Parce qu’on y est.

Du début à la fin.

Ce film est notre histoire.

On sort de là transfusés.

Pendant 2h30, Guillaume Canet nous insuffle des mots d’amour.

On n’a plus qu’une envie, c’est de partir en virée au bord de la mer avec tous nos potes, de siroter du vin, de se caler les joues d’huitres fraîches et bien en chair…

On n’a plus qu’une urgence c’est de rappeler illico nos vieux frères avec lesquels on s’est brouillés peut être un peu trop vite et sûrement depuis trop longtemps.

Soudain, on est d’humeur à dire « Je t’aime »…

Ce qui n’est quand même pas rien dans ce climat de bérézina ambiant.

Foncez-y.

mou.jpg

moomomo.jpg

moumou.jpg

28 janvier 2010

Les vrais poètes sont toujours des prophètes

tahar prophete.jpg

 

 

Je suis sous le choc !

J’ai pris une grosse décharge émotionnelle  les aminches, et vous savez quoi ?

C’est bon.

 

Au demeurant, y’avait longtemps que j’avais pas voltigé de la sorte, et j’avoue qu’elle m’a trop enchanté l’envolée !

 

Encore (et comme d’hab) à la traîne, j’ai eu l’immense bonheur, hier soir, de tomber sur ‘‘Un Prophète’’, la dernière perle de Jacques Audiard et maintenant, je le crois que du sang c’est pas d’l’eau !

 

Ce Jacques là est bien le fils de son père.

 

Y’avait rien qui me prédestinait à voir ce film.

Un casting d’inconnus total, un film de prison (j’avais déjà donné avec Prison Break, mais j’dois avouer que j’étais plus captivée par les biceps de Michael Scofield, que par le script lui-même ! Oui, je sais la chair est faible !), bref, ça me paraissait fort fort noir, tout ça !

 

Parti pris ridicule, puisque tout de suite, je me suis laissée embringuer par l’intrigue, tant la trame est intelligente, bien calée et surtout d’une époustouflante intensité.

 

Alors ?

 

Alors, c’est l’histoire de Malik.

Il déboule en prison, tout jeune, tout fragile que déjà dans les 5 premières minutes du film, tu voudrais  lui tenir la main et le dorloter…

Pendant les six ans que va durer sa détention,  on va le voir  se blinder, s’endurcir, sortir de sa chrysalide et pour finir, glisser en caïd du crime intraitable.

C’est l’histoire de la vie.

De la vie en prison, de ses lois et de ses leçons.

D’entrée, Malik tombe sous la coupe d’un groupe de corses qui fait régner la terreur dans la taule.

Mais il apprend vite le petit.

Au moyen de son intelligence, de son adaptabilité, tour à tour étonné et ébloui du pouvoir qu’il conquiert, il parvient à ronger son frein tout en forçant  les barrages des doctrines carcérales.

Pendant les deux heures et demie, tu retiens ton souffle, enjôlé par le brio de Tahar Rahim (dont je ne suis pas prête d’oublier le nom… Ce mec est un OVNI !) et de Niels Arestrup, carrément colossal. (Ce mec est un OVNI aussi !)

 

A cela, tu rajoutes une pincée de fantastique, où les fantômes viennent édulcorer le climat glacé de la geôle, quelques ralentis propices et vertigineux,  des plan serrés, une cadence poétique saisie dans les regards, les frôlages, les frissonnements.

 

 

Pourquoi c’est un grand film ?

 

Pourquoi ça me chamboule l’ambiance du cachot avec le bruit de ses chaînes et ses coulées de sang ?

 

Peut être que ça me parle les héros chancelants qui s’évertuent à  réécrire leur vie, peut être  que ça me parle les duels entre les pères et les fils, peut être que ça me parle les mauvais garçons…

Va savoir…

 

Ce que je t’en dis, moi, c’est que ce film là n’est pas un film comme les autres…

 

Tu n’imagines même pas, ce que tu as devant toi…

 

Alors t’attends quoi, espèce de connard veinard ?

 

Grand prix du jury en 2009 au Festival de Cannes

Prix Louis-Delluc en 2009

Prix Lumière du meilleur réalisateur en 2010

13 nominations aux César

Le film a été retenu parmi les neuf finalistes à l'Oscar 2010 du meilleur film en langue étrangère.