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14 janvier 2010

Viens jouer avec moi...

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La photo n'a absolument aucun rapport avec le billet çi dessous.
Aucun rapport de chez aucun rapport!
Mais je n'avais aucune autre idée...
C'est que je viens de m'envoyer l'intégralité de Braquo
et que j'ai du mal à penser à autre chose qu'à Nicolas Duvauchelle...
Autrement dit je suis dans la merde!

C’est un petit jeu.

On prend une phrase.

N’importe laquelle.

Et on s’amuse à la reformuler, la refaçonner, à l’imager, l’amplifier…

Y’a aucune limite…

Vous pouvez jouer.

Avec cette phrase, ou avec une autre.

Derrière ton loup tu fais ce qui te plaît aujourd’hui tout est permiiiiiis…

C’est parti !

 

A vous Cognacq-Jay, à vous les studios !

 

                                                ...

 

 

 

« Je ne sais quel étourdissement la prit qui la rendit extraordinaire et positivement folle d’imprévoyance, d’exaltation et de hardiesse…

Nous passâmes ainsi trois jours en promenade, en courses téméraires soit au château soit dans les futaies : trois jours inouïs de bonheur, si le sentiment de je ne sais quelle enragée destruction de son repos peut s’appeler le bonheur… » 

 

« J’ai pas tout capté comment elle avait fait pour se camphrer de la sorte, n’empêche que le vin la rendait magnifique.

Je la sentais prête à tout oser.

Electrisée pour ne pas dire frénétique.

On a bloqué trois jours comme ça !

Trois jours à dormir, à musarder, à se baigner, à traîner de bars en bars : trois jours d’énorme bonheur, en admettant que le bonheur puisse aussi glacer le sang ! »

 

« J’ignorais dans quelle transe elle venait d’entrer mais la fièvre lui allait à ravir.

Le délire sublimait sa grâce.

Je ne l’avais jamais vue aussi bouillante aussi débridée…

Nous restâmes trois jours à divaguer, tantôt au squat, tantôt sur les boulevards : trois jours de bonheur fou, si tant est que la folie  s’apparente au  bonheur ! »

 

 

 

 

« J’ai carrément zappé le moment où elle s’est lâchée !

Mais elle était trop belle !

Carrément déroutante, carrément imprévisible.

On est restés trois jours comme ça, pelotonnés l’un contre l’autre, recroquevillés, blottis, parfois reclus dans le donjon,  parfois à l’air libre de l’immense plaine.

Trois jours de bonheur figé, si cette palpitation fugace, ce sentiment de  ramener quelqu’un à la vie est en passe de s’appeler le bonheur ! »

 

 

 

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