dimanche, 30 août 2009
Elle is dead...

Le "Elle",
j'crois que j'ai appris à lire avec.
Chaque semaine,
alors que je visitais ma grand-mère,
je me lovais dans son vieux club
et je dévorais la revue
d'une seule traite.
Le "Elle" m'a guidée,
aiguillée,
éclairée,
inspirée,
enseigné...
Quelque part le Elle m'a façonnée,
et si aujourd'hui,
j'ai la prétention de penser que je possède
"un oeil"
avisé et sagace
en matière de bon goût,
c'est en partie au Elle que je le dois.
Pourtant
de plus en plus,
comme un vieux pote
que tu vois
fréquemment
et qui n'évolue pas comme toi
aujourd'hui
le ELLE me soûle...
Ses diktats de branchitude commencent à me chauffer grave...
Le "ELLE" qui se voulait un magazine de référence
a basculé dans la facilité.
Le "ELLE" savait inventer la mode,
à contre courant des canons esthétiques,
des dogmes,
il était maître pour révéler les égéries,
telle que Sagan en slim blanc, marinière et pieds nus dans ses chaussures,

telle que Hepburn en Wayfarers, collier de perles et silhouette Givenchy...

Le "ELLE" c'était l'inspiration,
l'imagination,
l'influence...
T'avais pas besoin de payer l'ISF
ou de taper des revolvings pour te construire un look,
Le "ELLE" t'inculquait l'allure,
t'initiait à l'élégance...
Est-ce l'époque,
est-ce le monde,
est-ce la mode qui ont fait que "ELLE" se soit à ce point galvaudé?
Regarde, ce qu'il est devenu aujourd'hui ton "ELLE"...
La rentrée Trendy des petits...

Pour faire comme maman.
Imperméable croisé avec boutons en corne gravés du logo Burberry, environ 267 €, Burberry.

Des ballerines pas nœud-nœud « Miss Marc Jacobs », à partir de 150 €, Little Marc Jacobs.

Des imprimés qui rappellent les vacances !
Robe, 99€, Antik Batik.

T-shirt « Monkey », à partir de 47,50€, Little Marc Jacobs.
Voilà, j'ai perdu ma boussole,
j'suis pas certaine que ça soit comme ça qu'on élève des gosses...
Madame Lazareff, Madame Giroud, réveillez vous, Elle est devenu fou!
16:31 Ecrit par Pascale C dans Payage de Tetes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Tags : elle magazine, mode enfant pas cher... |
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lundi, 03 août 2009
Lâchez-moi...
Moi je dis qu'à « ELLE »,
ils deviennent un peu du genre,
complètement sots.
OK,
Août est une période creuse,
il est donc logique de déterrer les bons vieux marronniers,
mais faudrait voir quand même
à pas trop nous prendre pour des jambons,
vois-tu...
En septembre,
on nous ressortira
le poids des cartables,
la rentée littéraire,
les vendanges
et le vaccin anti-grippe.
En attendant,
aujourd'hui dans ma BAL,
j'ai eu droit à un mail
so aoûtien,
so excitant, and
so encourageant :
Minceur : Comment se lâcher sans prendre un gramme ?
Sur le moment je me suis dit :
Chouette,
se lâcher,
enfin briser les chaînes,
s'enflammer...
Bin, bin, bin
que j'faisais à la fin de l'article,
rien de nouveau sous le soleil,
y'a pas à chier
si tu veux t'apparenter à la chétive brindille des podiums
qui se la pète en marchant,
va falloir te serrer grave la ceinture.
Te corseter même,
voire te fusitiger !
En gros,
pour ETRE maigre
il faut FAIRE maigre.
L'envoyée spéciale de la minceur du Elle,
( le magazine qui commence à nous prendre grave pour des andouillettes !)
elle t'explique que
SURTOUT
faut zapper le dessert.
En blackboulant l'entremets,
y paraît que les calories que t'as absorbées
au déjeuner
sont cramées par tes activités de l'après-midi...
Poisser tes cuissots de graisse à traire,
faire pipi dans l'eau,
décrypter Closer, Voici ou Gala,
mater les CRS en moule-bite sur la grève
sont-ce des activités ?
Sois sincère Bouton,
sont-ce des activités ?
Si tu fais partie de celles et ceux qui enchaînent les gymnastiques,
qui, du volley se pointent à la plongée,
ou du fitness déboulent au tir à l'arc ;
sois gentil de tracer ta route.
D'façons, on partira jamais en villégiature ensemble.
Ca me rappelle de vieilles vacances en Crête
avec mon vieux chéri.
Nous avions éclusé tous les rades du port.
Nous nous apprêtions à regagner nos pénates
lorsqu'une famille entière de taverniers
nous supplia
(oui, su-ppli-a, nous sommes hyper-charismatiques!)
de prendre un verre.
Nous bûmes à leur prévenance,
à leur tendresse,
à leur sirtaki.
Cela s'entend,
le lendemain nous étions démolis,
aussi, nous décrétâmes d'endiguer nos céphalées
par une virée en mer,
ultra-sportive.
A savoir,
une flânerie en pédalo.
Ca peut être très physique le pédalo.
Ca peut être très nonchalant aussi.

Nous avions (encore une fois) opté pour la torpeur.
Nous nous laissions piane-piane dériver vers le large,
exactement comme dans cette chanson de Sardou,
"Il y avait un Requin Chagrin
Requin Chagrin...
La La La La La La La...
Toi, sur le bateau de ton pèèèèèèère,
tu bronzais nue à ciel ouveeeeeeert,
les oiseaux survolaient tes seins..."
Brusquement,
je fus prise d'une irréfrénable envie de bière.
Va savoir pourquoi,
les penchants de l'ivrognerie
sont souvent déconcertants !
Je tentai un embarrassé :
« T'as pas soif ? »
à l'homme qui lisait
ou qui feignait de lire.
Mon envie devint obsédante.
Je devins harcelante.
Nous pédalâmes comme des furieux
pour rejoindre la plage.
Je vis l’homme courir jusqu’au bar,
puis reparaître,
chancelant sur les galets saillants,
la bibine chahutée…
Je me souviens avoir murmuré :
« Le nul, il fout tout à coté ! »
Tout ça pour t’énoncer sans détour
l’idée que j’ai du « lâchage »…
Commencer l’apéro par un Perrier
ou un thé glaçé,
boire un seul verre de vin au lieu de 2,
pour moi c’est so thaumaturgique…

22:00 Ecrit par Pascale C dans Payage de Tetes | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Tags : elle magazine, regime, diététique, carla bruni a perdu 60 kg sans régime |
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