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12 juin 2010

C'est quand même bon une coupe!

C’est parti les gros…

A dire vrai j’y connais trop pas grand-chose au foot.

Comme toutes les bonnes femmes, en 98, j’étais dans la joie, un peu comme si j’étais passée d’vant la maison du Seigneur !

Le soir de la consécration, j’ai carrément chaviré dans l’allégresse !

J’me suis égosillée avec des inconnus sur I Will Survive, en descendant des Budweiser…

La grande féminitude, quoi !

Y’a déjà 12 ans, bordel !

Putain de temps !

Je lis ça et là, plus spécialement sur les blogs de filles, une grande répugnance pour le Mondial 2010.

Les arguments majeurs sont assez élémentaires et ils reviennent en boucle : Les salaires des joueurs, la connerie de Domenech, la sauvagerie, le machisme…

Je comprends que l’on puisse honnir le foot ou du moins y être complètement indifférent.

En revanche, que cette année la coupe ait lieu en Afrique et qui plus est en Afrique du Sud, ne devrait laisser personne de glace.

Pour les africains en général, les sud-africains, en particulier, les sortilèges de cette aventure sont une véritable action de grâce !

Enfin, l’heure de la reconnaissance a sonné.

La reconnaissance universelle.

Enfin le football africain est consacré et avec lui ses champions.

Ceux-là mêmes que l’Europe s’est octroyée pour les faire briller sous les feux de la rampe et que Nous nous sommes attribués…

 

Ce mondial, c’est aussi un suprême hommage à Nelson Mandela.

La magie du mois à venir est indiscutable : Des supporters par milliers, vêtus des or et vert des Bafana Bafana, les Noirs et les Blancs unis dans une même ferveur, tordant le cou à l’apartheid.

(S’ils pouvaient quand même baisser d’un ton le son de leur vuvuzelas, ça serait pas de refus, c’est pas trop le moment que je me crève les tympans, cause que ch’uis pas à jour avec le RSI !)

 

Alors là, oui, pour le coup, je me contrefous des magouilles de la FIFA, je m’en contrecarre que Ribéry se tape des putes, je m’en contrefiche du QI de Raymond, du prix des piaules d'hotel, je ne veux voir dans cette compétition que les raisons qu’il y a d’espérer.

 

Parce que ce mondial est ce temps unique où les nations hostiles semblent se vouer à un apaisement réciproque, parce qu’il unit les foules, les riches, les pauvres outre les religions, outre les cultures.

 

Pour que ce mondial donne raison aux gamins qui s’éclatent  en shootant les boites de conserve dans la poussière d’un terrain vague.

Allez les Bleus…