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05 janvier 2010

Je l'aimais...

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J’ai toujours dix charrettes de retard, alors forcément lorsqu’au printemps dernier, est sorti dans les salles, ‘‘ Je l’aimais’’, j’ai loupé le coche.

J’avais lu le livre et l’alchimie du verbe avait bien fonctionné, genre que j’étais convaincue que Gavalda me chuchotait un peu à l’oreille.

Ce qu’il y a de bien avec un bon roman c’est que tu penses dur comme fer que l’auteur te parle de toi, que chacun de ses mots fait écho à tes confidences, à tes abandons.

Bref, hier en bidouillant mon vieux computeur, j’ai téléchargé Limewire (Gloire à toi, Dieu de l’Internet !) et une heure plus tard le film était dans la bécane.

Me voici donc, moi et  mes jambes (immenses) déployées sur le sofa, ma nuque (gracile) calée sur le  traversin, entraînée dans le bercement du générique.

C’est une histoire toute simple pour ne pas dire ordinaire.

Chloé vient de se faire plaquer et n’a rien vu venir, si tant est, que l’on puisse franchement voir les choses venir.

Son beau-père l’emmène se réfugier à la montagne, et le chagrin de sa bru va culbuter des pans entiers de sa propre vie.

30 années les séparent.

A petits coups de Chasse-Spleen et de bœuf carottes, il va lui confesser son secret.

Il repense sa vie comme une débâcle, ne s’épargnant le moindre manquement.

Il se confesse, s’accuse, bat sa coulpe devant la bru bouleversée et émue et qui devient visiteuse d’une histoire qui aurait pu être la sienne.

Son secret s’appelle Mathilde, et l’interprétation de Marie-Josée Croze est tellement suave qu’on se met à souffrir pour cette maîtresse soumise au poison de l’attente.

 

 

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Lui, recoupe tous les hommes :

De l’amoureux languide, tantôt bouillonnant, tantôt rationnel ; au mari tiraillé, au père distrait, écartelé par la culpabilité du dilemme, dépassé par l’intrication de cette histoire somme toute, si banale !

 

Quelque soit  la place que l’on tient dans le triangle amoureux, on s’accorde à penser à la fin du film, qu’il faut bellement bien être deux pour s’aimer !