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10 mars 2010

Pas Sommeil...

 

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Moi, qui ai ce pouvoir incommensurable de roupiller sur commande, si d’aventure; je ne trouve pas le sommeil, je commence par compter naïvement des moutons.

Je ne sais pas pourquoi, lorsque je me lance dans cet inventaire, soi-disant hypnotiste, je vois les bestiaux débusquer lentement de la classe maternelle de ma fille.

J’ignore d’où ils déboulaient, naguère, lorsque je n’avais pas d’enfant.

J’ai oublié.

 

Cette nuit, je ne pense pas avoir dormi une minute !

 

J’ai donc compté et recompté les bêtes à laine et une fois que j’ai eu recensé tout le cheptel, j’étais si survoltée que j’aurais pu repeindre le plafond de l’office !

J’aurais pu, mais cela ne fut point, rapport que j’avais pas la queue-de-morue appropriée et que faudrait quand même voir, à pas devenir le boy de l’insomnie…

Et que en plus, je n'ai pas trop d'office.

 

Avec le temps, j’ai appris à manier le sommeil.

Rien ne m’apaise plus que le silence d’une maison qui dort…

Rien n’est plus consolatoire que ces heures suspendues, quand je sais que les miens gîtent sous mon toit, à l’ombre des dangers, protégés et hors d’atteinte.

 

Ma dernière nuit fut donc blanche.

Je suis entrée dans un genre de frénésie hystériforme.

Une affection chronique qui frappe chacun de nous, un jour ou l’autre.

Plus connu sous le nom de ‘‘Fièvre acheteuse’’, ce syndrome surgit le plus souvent, à contretemps !

Si vous pouviez entendre comment ma banquière ose me parler des fois, vous appréhenderiez mieux, ma notion du contretemps!

 

L’interneterie n’ayant pas été inventée pour les chiens, j’ai alors décidé de m’offrir une petite bordée d’emplettes, ’’d’aller à shopping’’’, comme disait Prosper Mérimée qui n'était pourtant pas canadien !

 

C’est quand même hypra tranquille de courir toutes ces boutiques, d’entrer sans dire bonjour, de pas avoir une demoiselle de rayon qui te guigne de son œil insolent, d’ajouter à ton panier…

De rentrer, de sortir…

Et tout ça affalée sur le sofa, en boulottant des chatteries…

Oui c’est hypra tranquille !

 

Après quelques heures de traînasserie virtuelle, désorbitée, perplexe devant les échoppes, force fut de constater que ma fièvre décroissait.

 

Bien aise de ne pas avoir défouraillé trop hâtivement la CB, je mis le cap sur les blogs de mode.

 

Comme à chaque fois que je sature de la nippe inculte, bavarde et gaffeuse, comme à chaque fois que je veux du flair de la quintessence, comme à chaque fois que je veux retrouver l’espiègle suc,

 

je vais là…

 

Il ne s'agit pas d'une nouveauté, loin de là, mais je n'ai jamais trouvé mieux en intuition modesque.

Scott Schuman alias ‘‘The Sartorialist’’ s'est offert une notoriété universelle.

Depuis 5 ans il publie sur son blog des photos de mode,  des photos d’inconnus prisent dans les rues de New York, Paris, Milan ou Stockolm.

Un instant 't' immortalisé pour mieux alpaguer le goût d’une époque.

De notre époque!

Sans jamais prosaïser, sans assujettir, en rendant accessible, il redonne à la mode toute son audace.

Des photos qui donnent envie de farfouiller dans ses placards, de chiner dans les friperies, des photos qui parlent d'elle-mêmes et qui inspirent!

Parce que j'en ai marre de m'entendre dire que le gris c'est le nouveau noir, le plat le nouveau talon, la veste le nouveau manteau, parce que je préfère puiser dans la vraie vie...

 

 

 

 

 Je vous laisse juges...

 

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 La personne qui parle le mieux de Scott, c'est Garance, et elle lui fait une vertigineuse déclaration d'amour, ici.

J'aimerais beaucoup connaître la photo qui lui donna envie d'être derrière son épaule...

 

19 mai 2009

It-Bag or not It-Bag

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Bonjour mes nœuds,

 

Hier, j’étais assise à côté d’une tripotée de filles au bistrot.

 

J’ai trouvé ça saisissant la façon

qu’elles avaient de s’assimiler à leurs sacs…

C’était comme si elles brandissaient

 insolemment,

 leurs armoiries, avec un air faussement détaché…

 

Ca m’a fait pitié la toute-puissance

de l’effet d’un sac très cher sur ces filles,

 et du coup tout le reste de l’aprèm,

j’ai pas pu m’empêcher de lorgner les besaces.

 

En gros, ma question était : 

 

Un It-Bag fait-il de toi une It-Girl ?

 

 

Quand j’étais petite

on m’a bien enfoncé dans le crâne

que l’ostentation c’était hyper mauvais genre,

même que pour compenser j’foutais des autocollants Cacharel

sur le casque de ma mob

pour dire de le faire paraître un peu plus

 « Couture »

 

Plus tard j’ai bravé l’interdit,

je me suis passionnée pour les sacs.

 

Les sacs de marque, cela s’entend.

A l’époque,

j’aurais donné

mes deux reins

pour un Vuitton.

 

Lorsque j’ai pu,

enfin, cristalliser mon rêve,

que je suis sortie de l’avenue Marceau

avec le sacro-saint Speedy au bout du bras,

j’te jure que c’est comme si j’avais,

eu d’un coup,  le super pouvoir

 de tripoter la main de Dieu.

 

Les années ont passé, (Hélas !)

et avec elles mes toquades

 pour les Must-Have itou. ( Bingo !)

 

Je re-tripote la main de Dieu,

parce que 2000 euros dans un sac,

aujourd’hui ça me fait juste me bidonner.

 

Même le Kelly d’Hermes

 en a ( presque) fini de me faire planer.

 

 

Y’a dans mon entourage

des gens qui tapent des revolvings

 pour un Fendi ou un Dreyfuss…

 

Y’en a même une

 qui promène ses it-bags

comme si elle sortait les poubelles,

ou qu’elle tenait un chien en laisse,

le bras bien tendu,

orthogonalement

au reste de son corps.

Possible aussi qu’il soit in the Bag the Chihuahua !

 

Burlesque !

 

J’ai définitivement quitté ce troupeau servile…

 

Somme toute, ça a des bons cotés la blasitude…

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